Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
7 Juillet 2008
Les membres du G8 peinent à réaliser leurs objectifs de lutte contre le réchauffement climatique, selon une étude publiée jeudi qui attribue quelques bons points au Royaume-Uni, à la France et à l'Allemagne, et des mauvais points aux cinq autres membres du groupe.
L'étude, réalisée par Ecofys, une agence indépendante, pour le compte du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de la banque allemande Allianz, est publiée à quelques jours du sommet des principaux pays industrialisés (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) au Japon.
Selon l'étude, les membres du G8 doivent réduire leurs émissions de gaz d'au moins 80% par rapport à 1990, d'ici 2050, afin de limiter à 2 degrés le réchauffement de la planète.
La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont fait le plus de progrès en matière de réduction d'émissions de CO2, mais ces pays risquent toutefois de voir leurs niveaux d'émission croître dans les années à venir, selon l'étude.
Les émissions britanniques de gaz répondent déjà aux objectifs du traité de Kyoto du fait de l'utilisation croissante de gaz naturel plutôt que de charbon, mais un nouveau recours au charbon pour la production d'énergie fait craindre de nouvelles augmentations, selon l'étude.
La France réalise un bon score en matière d'émissions de gaz par rapport à sa population et à son PIB, notamment en raison du recours important à l'énergie nucléaire, mais les projets ambitieux annoncés pour le long terme n'ont toujours pas été mis en œuvre.
L'Allemagne se voit attribuer de bons points pour sa promotion des énergies renouvelables, mais ses projets de nouvelles centrales électriques au charbon remettent en cause son engagement à diminuer ses émissions de 40% d'ici 2020.
Le Japon et l'Italie ont fait des progrès, mais ceux-ci sont insuffisants pour remplir le contrat du protocole de Kyoto, selon l'étude. Enfin les auteurs décernent une mauvaise note à la Russie, au Canada et aux Etats-Unis, dont les émissions augmentent tellement que les ambitions de Kyoto semblent hors d'atteinte.