Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
2 Juillet 2008
Un nouveau centre de crise du ministère des Affaires étrangères, doté de moyens de communications plus modernes et d'un personnel étoffé, a été lancé mercredi par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
"C'est un instrument moderne qui nous manquait", a déclaré M. Kouchner à la presse en faisant visiter les locaux disposés sur trois étages du ministère, au deuxième jour de la présidence française de l'Union européenne.
Ce centre permettra "plus de rapidité, plus d'efficacité, une jonction permanente avec d'autres centres européens de crise, avec les agences des Nations unies, avec la Sécurité civile et la Défense", a dit le ministre, qui s'est entretenu par vidéoconférence devant la presse avec la sécurité civile.
Fruit du regroupement de la cellule de veille sur la sécurité des français à l'étranger et de la cellule d'urgence de la délégation à l'action humanitaire, le nouveau centre disposera d'une cinquantaine de personnes travaillant dans un lieu unique.
Le centre, aux salles dotées de larges écrans permettant de suivre plusieurs événements en même temps, sera opérationnel 24 heures sur 24.
En cas d'alerte, "il ne faudra plus regrouper les gens, se mettre en disposition de crise", a expliqué M. Kouchner, insistant sur "la nécessité de répondre à des malheurs qui ne nous sont plus jamais étrangers".
Le nouveau centre est également une manière de placer la culture humanitaire au cœur du Quai d'Orsay. "Chaque malheur humain est un peu de notre responsabilité, a-t-il dit, et nous ne pouvons pas nous y soustraire".
Le Centre est compétent à la fois pour les crises mettant en danger la sécurité des Français à l’étranger et pour les crises à caractère humanitaire.
Ses moyens financiers regroupent l’ensemble des crédits affectés en 2008 à la sécurité des Français à l’étranger (1,6 million d’euros) et à l’action humanitaire (Fonds d’urgence humanitaire doté de 9,2 millions d’euros).
La création de ce Centre vise à rationaliser et optimiser le dispositif de gestion des crises à moyens constants, explique-t-on au Quai d’Orsay, où l’on souligne que les moyens financiers mis à sa disposition lui permettront notamment de subventionner des projets engagés par des ONG françaises dans des pays affectés par des crises chroniques ou durables ; de doter les ambassades et consulats de moyens de communication modernes et adaptés (ordinateurs portables, équipements de téléphonie spatiale), de renouveler les stocks de sécurité en concentrant les lieux de stockage dans trois villes (Dakar, Dubaï, Singapour), de supporter le coût des interventions humanitaires d’urgence (envoi de détachements de secours, affrètement d’avions, stocks humanitaires), et d’offrir un soutien financier immédiat aux postes diplomatiques et consulaires confrontés à une crise.
Concrètement, le CDC offre un point d’entrée privilégié pour l’ensemble des administrations françaises, les 250 ambassades et consulats, les partenaires européens et extérieurs (Nations unies, ONG, entreprises...), concernés par une crise se déroulant hors de nos frontières. Il est constitué de trois pôles
- un pôle "situation et coordination de la politique humanitaire", chargé d’assurer une veille permanente des événements à l’étranger, de renforcer l’anticipation et [a planification de notre politique humanitaire et d’en assurer la mise en œuvre.
- un pôle "coordination et appui aux opérations", chargé à la fois de la coordination de l’ensemble des acteurs (administrations, entreprises, ONG...) impliqués dans le traitement d’une crise et des questions administratives et logistiques du Centre de crise.
- un pôle "opérations" réunissant une équipe de professionnels des situations d’urgence prêts à armer la cellule de crise du Quai d’Orsay et / ou à se rendre sur le terrain.