Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Sarkozy joue la décrispation en un voyage éclair

Le chef de l'État, qui part mercredi soir pour Pékin, ne rencontrera pas le dalaï-lama cet été, mais à la fin de l'année.

 

Pékin express pour Nicolas Sarkozy. Trente-deux heures d'avion aller-retour, douze heures sur place. Le chef de l'État a choisi de ne pas s'attarder dans la capitale chinoise. Après avoir longuement entretenu le suspense sur sa présence, il effectue demain un voyage éclair qui prend des allures de service minimum. Officiellement, l'intéressé se réjouit dans une interview à l'Agence Chine nouvelle d'être le «premier président de la République française exerçant des fonctions de président de l'Union européenne à participer à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques». À la veille de son arrivée, Nicolas Sarkozy détend les relations entre Paris et Pékin : "La Chine a retrouvé son rang parmi les plus grandes nations. Je tiens à saluer la formidable mobilisation du peuple chinois." Il vante "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin à qui il décerne "une médaille d'or" pour l'organisation des JO.

Carla avec le dalaï-lama

Nicolas Sarkozy a confirmé, mardi soir, qu'il rencontrera le dalaï lama à la fin de l'année, mais pas au cours de sa visite du mois d'août. Selon l'Élysée, le chef spirituel des Tibétains n'a pas sollicité d'entretien. En revanche Carla Sarkozy participera à l'inauguration, le 22 août, d'un temple bouddhique dans la région de Montpellier en présence du dalaï-lama. Celui-ci devrait être reçu à l'Élysée à la fin de l'année.

L'entourage du chef de l'État a confirmé qu'une liste de prisonniers politiques chinois a bien été remise au président, notamment par l'eurodéputé Vert Daniel Cohn-Bendit.

À Pékin, Nicolas Sarkozy ne dormira même pas une nuit puisqu'il partira sitôt achevée la cérémonie d'ouverture. L'Airbus présidentiel le ramènera dans la foulée à Nice. De là, il regagnera le cap Nègre, où se trouve la propriété varoise de son épouse, qui n'est pas du voyage.

Avant les festivités, le chef de l'État rencontrera son homologue Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao. Ensuite, il filera au village olympique pour encourager les athlètes français. Arrivé mardi soir, le secrétaire d'État aux Sports a préparé la rencontre. "Les athlètes sont très contents de le voir. C'est la reconnaissance des sacrifices qu'ils ont faits depuis des années. Au Jeux, il n'y a pas que des stars. Il y a aussi des gymnastes de 15 ans, des lutteurs ou des haltérophiles qui travaillent dans l'ombre", souligne Bernard Laporte.

Nicolas Sarkozy sera accompagné de sportifs de mardi, comme le marathonien Alain Mimoun, et de mercredi, comme le boxeur Brahim Asloum. Figurent aussi dans sa délégation quelques politiques : la ministre des Sports Roselyne Bachelot, le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin et son épouse Anne-Marie, le député UMP de Paris Bernard Debré et Patrick Balkany, l'ami du président. Ces Jeux ne seront pas une première pour Nicolas Sarkozy. En 1972, à Munich, il avait assisté à des combats de judo.

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