Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
2 Septembre 2008
Huit villes, au lieu de cinquante annoncées, expérimenteront à partir de mardi le "busing", le transport et la scolarisation d'élèves de quartiers défavorisés dans d'autres quartiers où ils sont transportés par bus, a-t-on appris lundi auprès du secrétariat d'Etat à la politique de la Ville.
Cette forme de "mixité scolaire choisie" au primaire fait partie des mesures annoncées en février par le président Nicolas Sarkozy dans le cadre du "plan banlieue".
"Huit villes démarrent mardi", selon Luce Vidal, conseillère de Fadela Amara, puis "quatre autres villes dans les semaines à venir".
Il s'agit d'Asnières (Hauts-de-Seine), Dugny (Seine-Saint-Denis), Courcouronnes (Essonne), Tours (Indre-et-Loire), Remiremont (Vosges), Rillieux-la-Pape (Rhône), ainsi que Oullins (Rhône) et Bergerac (Dordogne), deux villes qui pratiquaient depuis plusieurs années déjà à petite échelle ce système de ramassage scolaire et de transfert d'élèves,
Au total, environ cent cinquante élèves (dont 60 à Oullins) de primaire (en général de cours moyen) sont concernés, selon les chiffres prévisionnels fournis par les villes aux services de Fadela Amara.
En juin, Mme Amara avait indiqué à Oullins qu'une cinquantaine d'expérimentations allaient être menées dès la rentrée, à l'initiative des villes volontaires. Le surcoût du dispositif (transport, restauration), pour les municipalités et les familles, est pris en charge par l'Etat.
Au secrétariat d'Etat à la politique de la Ville, on assure que ce démarrage en demi-teinte "n'est pas une surprise". "Les villes ont manqué de temps mais beaucoup surtout attendent de voir", explique Mme Vidal. "On a lancé la balle aux maires, qui l'ont saisi ou pas et ont dû tenir compte du contexte local", a-t-elle ajouté.
Pour le maire de Dugny, André Veyssière (UMP), où 16 élèves de la cité enclavée du Pont-Yblon seront quotidiennement convoyés dans une école du centre, c'est "l'opportunité de sortir des jeunes du vase-clos de la cité pour qu'ils voient autre chose" et de "faire du mixage".