Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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L'UMP unie et rassemblée derrière Nicolas Sarkozy

 Les ténors de l'UMP ont affiché dimanche leur unité au "Campus" des "Jeunes populaires", appelant au rassemblement derrière Nicolas Sarkozy face à un Parti socialiste qu'ils critiquent comme "sans idée" et "divisé".

En clôturant cette université d'été à Royan (Charente-Maritime), le premier d'entre eux, François Fillon, a insisté, comme tous ceux qui l'avaient précédé à la tribune depuis vendredi, sur le "contraste saisissant" avec celle des socialistes à La Rochelle, une semaine plus tôt.

"Nous sommes en initiative", "unis", "en quête de modernité". Les socialistes "sont dans l'inaction", "divisés" et "enferrés dans le passé", a lancé le Premier ministre devant plus d'un millier de jeunes militants enthousiastes, et plusieurs membres de son gouvernement.

Il a invité son parti à faire preuve de "créativité", soulignant qu'il n'y a "pas de succès politique sans domination intellectuelle".

"Il n'existe au Parti socialiste qu'un seul sujet d'unité: la critique systématique du président de la République" Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté, exhortant les militants à "se tenir droit" au côté du chef de l'Etat.

Le vice-président du parti majoritaire, Jean-Pierre Raffarin, a joint sa voix à cet appel en marge du "Campus": "si on était divisés, on freinerait l'action du président".

   Sarkozy "a besoin d'un pays rassemblé pour renforcer l'influence de la France", et face à "une crise de la croissance mondiale, il faut aussi être mobilisé" car "les Français veulent qu'on aide le président et pour ça il faut être rassemblé", a ajouté l'ancien chef du gouvernement.

Patrick Devedjian s'est lui aussi fait le chantre de l'unité et du rassemblement, se disant "fier" et "heureux", d'être "au cœur d'une équipe soudée et complémentaire".

"Ce n'est pas tous les jours facile d'être le parti majoritaire", a ajouté le secrétaire général, cible de toutes les critiques depuis son accession à la tête de l'UMP dont, a-t-il répété devant la presse, Nicolas Sarkozy reste l'"inspirateur".

"Nous ne sommes pas trop nombreux pour faire avancer notre grand parti, qui doit sans arrêt conquérir les nouveaux espaces", a-t-il répondu aux détracteurs de la direction "pléthorique" de l'UMP.

Et d'ajouter à l'intention de ceux qui s'interrogeaient sur son éventuel départ, et "voulaient la symétrie de La Rochelle à Royan": "vous (militants de l'UMP) leur avez imposé le contraste".

Tout au long de cette université d'été, rebaptisée "Campus" pour mettre la nouvelle génération en avant, les ténors de l'UMP se sont donc employés à gommer les divisions et multiplier les appels à la mobilisation des militants, alors que les adhésions sont en chute depuis 2007, année de la présidentielle (210.000, contre 370.000 fin 2007).

Les dirigeants ont minimisé, en particulier, les divergences sur le financement du futur Revenu de solidarité active (RSA). Un sujet qui sera abordé à la rentrée parlementaire, à partir du 22 septembre.

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