Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
6 Septembre 2008
On "chatte" sur des sujets sérieux avec les ministres, on fait la fête, on déambule par petits groupes entre les tentes dressées dans le stade municipal de Royan: le "campus" organisé ce week-end par l'UMP est une kermesse studieuse.
Les Jeunes Populaires sont venus en force. L'organisation des jeunes militants, qui vient de se doter d'une nouvelle direction, est clairement mise en avant.
Nicolas Sarkozy est absent, mais l'unité derrière le chef de l'Etat inspire toutes les prises de parole.
L'occasion est trop belle de faire contraste avec la zizanie affichée il y a une semaine par les socialistes à La Rochelle, à 75 km à peine.
Pendant que les dirigeants du parti reprennent comme un leitmotiv ce message devant la presse, les jeunes délégués venus de toute la France entretiennent l'atmosphère festive du "campus". Ils rivalisant d'imagination dans les drapeaux, les chants et les tee-shirts bariolés aux couleurs de leurs champions: orange vif pour les supporters du maire de Nice Christian Estrosi, inscription "Morano, what else ?" inspirée du célèbre slogan d'une marque de café à la gloire de la secrétaire d'Etat à la Famille, etc..
Nadine Morano, justement, a dansé avec les "Jeunes Pop'" jusque très tard dans la nuit vendredi au son de la musique pop de Mika.
La dizaine d'autres ministres présents samedi pour débattre avec les jeunes de leurs sujets se mêlent également à l'ambiance. On fait la bise à "Roselyne" (Bachelot), on se fait prendre en photo avec "Xavier" (Bertrand), on déjeune à une table de trente avec "Roger" (Karoutchi).
En milieu d'après-midi, le rythme s'emballe soudain avec l'arrivée de Jean Sarkozy. A son entrée sur le "campus", le deuxième fils du président de la République est encerclé par une nuée de reporters et de photographes.
Un peu plus tard, Jean Sarkozy parvient à se fondre dans la masse des "Jeunes Pop'", pour assister silencieusement à un "chat" en duplex avec un conseiller de Barack Obama, le candidat démocrate à la présidentielle américaine.
Il confie que la formule du "campus" lui plaît: "J'ai jamais été franchement attaché aux formats genre politburo, où on a une série de discours avec ceux qui parlent et ceux qui écoutent".