Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
1 Octobre 2008
Jamais depuis 80 ans le monde n’a eu à affronter une crise financière d’une ampleur aussi forte. Dans un tel contexte, les décideurs politiques se doivent à un minimum de retenue et de sang-froid afin de piloter avec finesse une situation excessivement délicate.
1) Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy n’a cessé de plaider au niveau européen et international pour la moralisation du capitalisme financier
- Cela a été le cas lorsque, le 16 août 2007, Nicolas Sarkozy a proposé à ses collègues du G7 d’améliorer « la transparence du fonctionnement des marchés et à la capacité pour ces derniers de financer de façon efficace et stable l'économie mondiale », afin de « se mettre en mesure d'éviter une contagion injustifiée de tensions locales à l'économie réelle ».
- Cela a également été le cas le 25 septembre 2007, lors de son premier discours à l’ONU, au cours duquel le Chef de l’Etat avait solennellement demandé aux nations unies de « prendre en main la moralisation du capitalisme financier » et la question d’une « plus juste répartition des profits ».
- Cela a encore été le cas à New-Dehli le 26 janvier 2008, où le Président a indiqué vouloir « tourner le dos à un capitalisme financier qui a besoin de se moraliser et d’avoir de la transparence. Il faut un capitalisme qui ait des règles ».
- Cette volonté s’est traduite par un engagement de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni le 29 janvier 2008 à travailler ensemble sur ces questions, lors du sommet informel de Londres. Les résultats de ces travaux en commun pourront d’ailleurs servir de base de travail utile pour organiser la riposte européenne à la crise actuelle.
2) Dans la période plus récente, le Chef de l’Etat est toujours resté aux avant-postes de la crise internationale
- Discours de New-York à l’ONU le 23 septembre 2008, au cours duquel le Président a appelé à la création d’un « capitalisme régulé où des pans entiers de l’activité financière ne seront pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché », à construire « un capitalisme où les agences de notation seront contrôlées et sanctionnées lorsque cela sera nécessaire. Où la transparence des transactions remplacera l’opacité » ;
- Discours de Toulon le 25 septembre 2008, au cours duquel le Chef de l’Etat a appelé à « remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial afin de créer les outils d'une régulation mondiale », s'est engagé à ce que l'État intervienne « si les difficultés actuelles devaient entraîner une restriction du crédit qui priverait les Français et les PME des moyens de financer leurs investissements », a confirmé sa volonté de ne pas augmenter les prélèvements obligatoires et de dégager des marges de manœuvre supplémentaires en continuant à alléger le poids de l’Etat, notamment par le non-remplacement d’un fonctionnaire partant en retraite sur deux.
- Réunion sur la situation financière de la banque DEXIA le 30 septembre 2008 à 5h00, et engagement de la France à hauteur de 3 milliards d’euros (1Md en propre et 2 Mds via la Caisse des Dépôts) afin de protéger l'épargne et les milliers d'emplois portés par l’établissement franco-belge, conformément aux orientations du discours de Toulon.
- Réunion des dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises le 30 septembre 2008 à 10h30, et engagement à ce que le gouvernement annonce d’ici la fin de la semaine de nouvelles dispositions concernant les missions des établissements bancaires en matière de financement de l'économie.
- Réunion des dirigeants des grandes entreprises européennes le 30 septembre 2008 dans l’après-midi afin de faire le point avec elles, en tant que Président de l’Union européenne, sur leurs perspectives économiques et financières.
- Réunions des quatre pays européens du G8 en fin de semaine, en compagnie également du président de la Commission européenne, du patron de l'Eurogroupe et du gouverneur de la Banque centrale européenne afin de préparer le futur sommet mondial sur la crise financière internationale dans le cadre du G8.
- Dans ce contexte, le Président n’oublie pas les Français les plus modestes, qui risquent de connaître plus tôt que les autres les effets de la crise : majoration de la prime de Noël pour les allocataires de minima sociaux, revalorisation de 7% du minimum vieillesse en 2009, majoration prévue de 11% des pensions de réversion, instauration d’un minimum garanti pour les retraités agricoles, accélération de la mise à disposition de contrats aidés pour les jeunes gens des quartiers.
Il est donc particulièrement malvenu et même choquant que les socialistes profitent de ces difficultés mondiales qui n’épargnent aucun pays développé pour mettre en cause l’action du Président de la République. En mal d’unité avant leur congrès de Reims, alors que leur ancienne candidate à la présidentielle se met en scène dans un spectacle musical offert dans une grande salle de spectacle parisienne et que les « courants » n’ont pas de mots trop durs pour se disqualifier les uns les autres, il est tout simplement affligeant de voir le PS tenter de se ressouder en attaquant un Chef de l’Etat qui n’a cessé, tout au long de cette crise et même avant qu’elle n’explose, de tenir la barre.