Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
14 Octobre 2008
La presse française se réjouit mardi du retour de l'Europe sur la scène internationale grâce à son plan commun sur la crise financière, tout en chantant les louanges de son chef d'orchestre Nicolas Sarkozy.
"Les flottements inquiétants d'une administration américaine à bout de souffle imposaient aux dirigeants européens de dépasser leurs égoïsmes nationaux, de renoncer à faire +cavalier seul+ et d'assumer leur responsabilité collective. Ils l'ont fait", observe Le Monde. "Le président français n'y est pas pour rien (...) Il a su jouer collectif", ajoute le quotidien du soir.
Même son de cloche au Figaro: "Le volontarisme de Nicolas Sarkozy et de ses homologues a davantage convaincu que celui de George Bush et de Henri Paulson. L'espoir est venu de Paris, non de Washington", écrit Paul-Henri du Limbert.
Encore plus enthousiaste, Eric Izraelewicz (La Tribune) lance à Nicolas Sarkozy un "bravo, monsieur le président!". "L'histoire montre que l'Europe n'avance que dans la crise (...) Ce déclic qui allait faire revenir la confiance, les marchés en rêvaient, Nicolas Sarkozy l'a fait", estime-t-il.
"Poursuivre la construction de l'Europe n'est pas une idée dépassée, donc. Encore une fois, c'est par son versant économique qu'elle a avancé", note dans La Croix Dominique Quinio.
L'optimisme est plus tempéré dans les journaux de gauche. Dans les colonnes de Libération, Didier Pourquery s'inquiète de "l'addition vertigineuse de 1.700 milliards euros versés à des banques que l'opinion publique tient pour responsables de la crise".
Patrick Le Hyaric (L'Humanité) souligne qu'"il est indispensable que le débat sur la sortie de crise ne soit pas contenu, comme actuellement, dans le cadre du système lui-même". "La question n'est plus de savoir s'il faut plus ou moins de régulation. C'est le capitalisme qui est en faillite", conclut-il.
Quant à la presse régionale, elle se range plutôt dans le camp du Monde et du Figaro.
"C'est bien à une nouvelle étape de la construction européenne à laquelle on vient d'assister", écrit ainsi Jean-Marcel Bouguereau (La République des Pyrénées).
"Ce serait faire preuve de mauvaise fois que de nier, aujourd'hui, le rôle prépondérant joué par Nicolas Sarkozy dans le sursaut collectif", affirme Frank De Bondt dans Sud-Ouest. "Bravo l'artiste", renchérit Le Républicain lorrain sous la plume de Philippe Waucampt.