Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
2 Février 2009
L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) est reconnue dans le monde comme "l'unique représentant légitime" du peuple palestinien, mais elle est contestée par les islamistes du Hamas qui cherchent à créer une nouvelle structure pour la supplanter.
L'OLP, qui regroupe les principaux mouvements nationalistes palestiniens, notamment le Fatah et les Fronts --populaire et démocratique-- de libération de la Palestine (FPLP et FDLP) est dirigée depuis 2004 par Mahmoud Abbas, chef de son comité exécutif et aussi président de l'Autorité palestinienne.
L'OLP chapeaute l'Autorité palestinienne, instaurée le 1er juillet 1994 au retour du chef de l'OLP, Yasser Arafat, à Gaza, en terre palestinienne, après 27 ans d'exil.
Le Conseil législatif (CLP), Parlement de l'Autorité palestinienne, a été dominé par le Fatah pendant 10 ans avant que le Hamas n'en prenne le contrôle à la surprise générale lors des législatives de janvier 2006.
Créée en 1964, l'OLP a été reconnue en 1974 par l'Assemblée générale de l'ONU et la Ligue arabe comme "l'unique représentant légitime du peuple palestinien".
L'OLP est l'organisme qui se veut représentatif de tous les Palestiniens dans le monde, soit quelque 9 millions, alors que l'Autorité palestinienne est seulement en charge des 4 millions d'entre eux vivant en Cisjordanie et à Gaza.
Depuis la participation du Hamas au pouvoir, M. Abbas a cherché a redynamiser l'OLP, où il dispose d'une plus grande marge de manœuvre.
Le Conseil central, une instance intermédiaire de l'OLP, l'a élu en novembre au poste de "président de l'Etat de Palestine" pour le renforcer face au Hamas, qui conteste son maintien à la tête de l'Autorité palestinienne.
L'OLP est gérée au jour le jour par un Comité exécutif (CEOLP) de 18 membres présidé par M. Abbas. Le Conseil national (CNP, parlement en exil), qui compte 700 membres est l'instance suprême.
Le Hamas ne fait pas partie de l'OLP et exige pour y adhérer d'avoir une représentation reflétant son poids politique dans les territoires palestiniens.
Un accord a été conclu en 2005 entre les factions palestiniennes en vue d'une restructuration de l'OLP pour intégrer notamment le Hamas, mais il est resté lettre morte en raison de divergences persistantes.
Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a annoncé mercredi son intention de mettre en place avec d'autres factions radicales une nouvelle structure "représentant les Palestiniens à l'intérieur et dans la diaspora" à la place de l'OLP.
"Il ne pourra pas détruire cet édifice (l'OLP) car personne parmi les Palestiniens ou ailleurs ne le soutient", a rétorqué M. Abbas.