Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
2 Février 2009
Il s'est fixé un objectif démesuré : doubler le nombre de militants en trois ans, atteindre, d'ici 2012, 500 000 adhérents. En 2007, au plus fort de la campagne présidentielle, le pic des adhésions n'avait pas dépassé 375 000 adhérents !
"On m'avait dit lorsque j'ai voulu interdire le tabac dans les lieux publics que ce serait impossible. Pareil pour le service minimum. J'y suis arrivé", affirme Xavier Bertrand. Le nouveau secrétaire général de l'UMP compte, pour se démultiplier, user de tous les outils : Internet, les réseaux militants, la proximité avec les élus, le terrain, mais aussi des instruments plus confidentiels, comme la Fondation pour l'innovation politique, créée par des chiraquiens et reprise en main par Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat y a placé des proches, Pierre Giacometti, Charles Beigbeder et Nicolas Bazire, le bras droit de Bernard Arnault. A côté, Xavier Bertrand compte aussi créer des "lieux de débats avec des intellectuels". "Je veux que le parti soit capable de défricher des idées nouvelles, d'aller voir ailleurs, s'inspirer des meilleurs exemples étrangers. Internet ne suffira pas. C'est un outil parmi d'autres, un moyen pour faire créer de nouvelles communautés, de faire passer et remonter des messages." Son credo : démontrer que l'UMP est "un parti populaire, à 100 % utile pour les Français, résolument européen".
TESTER SES SLOGANS
L'urgence de l'UMP est la reconquête des classes moyennes, qui, selon Xavier Bertrand, s'étaient d'abord "détournées du PS, pour se rapprocher des extrêmes ou se réfugier dans l'abstention, et qui avaient porté leurs espoirs en 2007 sur Nicolas Sarkozy".
Pour la campagne des élections européennes qui se tiennent au printemps prochain, l'UMP veut concentrer ses efforts dans le grand quart nord-est, là où, en 2004, le parti avait réalisé ses scores les plus faibles. M. Bertrand sait que ces échéances constitueront son premier test.
Devant les militants, M. Bertrand a commencé à tester ses slogans. "Notre message politique doit s'adresser à tous, à ceux qui réussissent, créent de la richesse. Mais, bien au-delà, il faut donner envie aux Français éloignés de la politique de nous rejoindre. Il nous faut nous adresser en priorité aux classes moyennes et aux Français les plus exposés. Les socialistes doivent être bien embêtés qu'on aille dans les usines. Eh bien, la gauche caviar n'avait qu'à pas les abandonner. Nous savons où nous habitons, mais nous n'avons pas à nous interdire de dénoncer les excès du capitalisme. Nous n'avons pas à nous interdire les usines."