Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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En direct : Intervention du chef de l'Etat

La France fait face à la crise du siècle

Le chef de l'Etat a déclaré que la France et le monde faisaient face à la crise du siècle", "sans précédent", en début de son intervention télévisée.

"C'est la crise du siècle, elle est sans précédent", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Je dois en tenir compte et faire en sorte que la France rentre le plus tard possible dans la crise et sorte le plus tôt de la crise", a-t-il ajouté.

"Je dois en plus protéger au maximum ceux qui déjà dans la croissance mondiale étaient exclus", a-t-il ajouté.

 

Aides aux banques: 1,4 md d'intérêts pour des mesures sociales

La somme de 1,4 milliard d'euros d'intérêts que l'Etat percevra cette année au titre des intérêts pour son financement aux banques sera "intégralement" affectée au financement de "mesures sociales", a annoncé le président Nicolas Sarkozy.

"Nous avons mobilisé des moyens importants pour sauver les banques, pour l'instant" ça n'a "pas coûté un centime d'euro" aux Français, a insisté le chef de l'Etat dans son intervention télévisée sur la crise.

"J'ai mobilisé potentiellement 320 milliards d'euros pour aider les banques, nous en avons utilisé 25 milliards"  et "à la fin de l'année 2009, l'argent que nous avons prêté aux banques pour qu'elles fassent leur métier rapportera au budget de l'Etat 1,4 milliard d'euros (d'intérêts) que j'utiliserai intégralement pour financer des mesures sociales", a annoncé M. Sarkozy, précisant qu'il présenterait ces mesures au cours de son intervention.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait indiqué le 27 janvier que l'Etat français avait prêté 23 milliards d'euros à treize établissements bancaires et avait déjà reçu 380 millions au titre des intérêts.

Ces montants, destinés à être réinjectés dans l'économie sous forme de crédits aux entreprises ou aux particuliers, ont été prêtés aux banques au taux moyen de 4%.

Par ailleurs, l'Etat doit toucher en décembre 2009 quelque 850 millions d'euros d'intérêts supplémentaires pour des prêts destinés à renforcer le capital des banques, avait-elle précisé.

 

Sarkozy: les réformes restent "d'actualité", au "même rythme"

Nicolas Sarkozy a affirmé que les réformes restaient "d'actualité" et seraient conduites "au même rythme", lors de son intervention radio-télévisée consacrée à la crise.

"Est-ce que les réformes que la France doit mettre en oeuvre, pour avoir le même emploi lorsque nous serons sortis de la crise, est-ce que ces réformes restent d'actualité? La réponse est oui", a déclaré le chef de l'Etat, précisant qu'elles devaient être conduites "au même rythme".

"Si on doit arrêter, comme cela s'est si souvent fait dans le passé, chaque réforme quand il y a une manifestation, alors mieux vaut ne faire aucune réforme. Et comme cela on est tranquille", a-t-il dit. La rupture, "c'est la rupture avec cette habitude".

 

Sarkozy: l'Etat "prêt à faire un effort" pour les jeunes chômeurs

Nicolas Sarkozy a affirmé que l'Etat était "prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes chômeurs, jeudi lors de son  intervention radio-télévisée consacrée à la crise.

"L'Etat est prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes en fin de CDD et qui ne retrouvent pas d'emploi du fait de la crise financière et économique, a affirmé le président de la République.

M. Sarkozy a l'intention de discuter, notamment, de ce sujet avec "toutes les organisations syndicales", qu'il réunira le 18 février.

 

Nicolas Sarkozy recevra les partenaires sociaux le 18 février

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il recevrait les partenaires sociaux le 18 février, notamment pour voir comment "aller plus loin" sur l'indemnisation du chômage partiel.

"Je souhaite que l'un des sujets mis sur la table soit celui-ci: comment on indemnise mieux l'activité à temps partiel", a déclaré le chef de l'Etat lors de son intervention radio-télévisée consacrée à la crise.

Le taux d'indemnisation du chômage partiel est passé de 50 à 60% du salaire brut en décembre à la suite d'un accord entre partenaires sociaux.

"Je trouve que l'on doit aller plus loin", a-t-il ajouté sans préciser le taux d'indemnisation qu'il souhaitait.

 

Sarkozy réfléchit à une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il réfléchissait à une suppression de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes, l'une des "pistes" qu'il soumettra aux partenaires sociaux le 18 février prochain.

"Comment lutter contre la crise pour protéger ceux qui sont les plus exposés?", "comment aider les classes moyennes?", s'est interrogé le chef de l'Etat, interrogé lors d'une émission radio-télévisée spéciale, "Face à la crise".

Parmi les pistes évoquées, il a parlé d'une suppression de "la première tranche de l'impôt sur le revenu", d'une "augmentation des allocations familiales", et "pour les personnes âgées qui vivent seules ou les mères de famille seules", d'un "chèque emploi-service payé par l'Etat".

Ces sujets seront évoqués lors d'une rencontre avec les partenaires sociaux le 18 février.

 

Sarkozy: "supprimer la taxe professionnelle en 2010"

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, a annoncé que "l'on supprimera la taxe professionnnelle en 2010 parce que je veux que l'on garde des usines en France".

"Je vous l'annonce: on supprimera la taxe professionnelle en France en 2010 parce que je veux que l'on garde des usines en France", a déclaré M. Sarkozy lors de son intervention radio-télévisée consacrée à la crise.

La mesure sera générale: "On ne peut pas dire : on va supprimer pour l'industrie automobile mais pas pour l'industrie sidérurgique ou textile", a-t-il ajouté.

"Je ne peux pas dire aux actionnaires pour le coup: ne délocalisez plus, relocalisez, et en même temps leur laisser des charges et des contraintes qui font qu'ils ne s'en sortiront plus", selon le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy a aussi évoqué "un certain nombre d'obligations" à la charge des entreprises en contrepartie de l'argent public.

"Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une nouvelle usine va partie en Tchéquie ou ailleurs", a-t-il poursuivi.

 

 

Sarkozy veut que la Cour des comptes enquête sur les fonds accordés aux banques

Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il demandait au président de la Cour des comptes Philippe Séguin de "conduire un certain nombre d'enquêtes" sur la bonne utilisation des fonds accordés aux banques pour faire face à la crise.

"Je vais écrire dès demain au président de la Cour des comptes pour lui demander de conduire un certain nombre d'enquêtes, pour que les Français soient parfaitement rassurés, pour voir si les fonds que nous avons mis à la disposition des banques (...) sont utilisés conformément" aux attentes  de l'Etat, a déclaré le président de la République lors d'une émission radio-télévisée spéciale, "Face à la crise".

L'Etat a lancé un plan de soutien aux banques portant potentiellement sur un total de 360 milliards d'euros.

 

Les partenaires sociaux doivent s'entendre sur "le partage du profit" (Sarkozy)

Le président Nicolas Sarkozy a jugé nécessaire de réfléchir au "partage du profit" entre les salariés et les actionnaires, demandant aux partenaires sociaux de parvenir à un accord sans quoi "l'Etat prendra ses responsabilités".

"Je veux que le 18 février nous discutions d'un sujet essentiel en France qui est le partage du profit", a déclaré le chef de l'Etat dans une intervention télévisée sur la crise économique, évoquant le "sentiment d'injustice majeur" suscité dans cette crise par "le comportement d'un certain  nombre de dirigeants d'institutions bancaires".

"Comment on arbitre entre le souhait légitime des actionnaires de gagner de l'argent avec les entreprises et la demande des salariés d'être associés aux bénéfices des entreprises dont ils ont contribué à créer la richesse?", s'est interrogé M. Sarkozy, jugeant qu'en la matière "le compte n'y est pas".

"Quand une entreprise distribue aux actionnaires tous les bénéfices d'une année, elle ne peut plus investir" pour l'avenir, a-t-il ajouté, dénonçant une "logique purement financière et spéculative".

Le sujet sera au programme de sa rencontre avec les partenaires sociaux le 18 février. "J'engage les organisations syndicales et le patronat à en discuter. Soit ils arrivent à quelque chose, soit l'Etat prendra ses responsabilités", a-t-il prévenu.

Il a indiqué qu'il estimait quant à lui que "la règle des trois tiers est bonne": un tiers des bénéfices vont aux salariés, un tiers aux actionnaires sous forme de dividendes et un tiers sont réinvestis dans l'entreprise pour financer son développement".

 

Sarkozy veut "changer" le système de rémunération des "traders"

Nicolas Sarkozy veut "changer" le système de rémunération des "traders" mais est sceptique sur un plafonnement systématique du salaire des dirigeants, a-t-il déclaré.

"Je suis plus choqué par le système de rémunération de ceux qu'on appelle les traders, que les présidents de banques. C'est ce système-là que je veux changer", a déclaré le chef de l'Etat.

"J'ai vu ce que M. (Barack) Obama a décidé, je suis en train d'y réfléchir, moi je ne suis pas trop pour une règle générale", a-t-il ajouté. "Mettre tout le monde sous la toise, je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure formule".

"J'ajoute que Barack Obama a prévu un système d'actions gratuites derrière une rémunération bloquée, j'aimerais en savoir un peu plus", a souligné M. Sarkozy.

Le président américain a annoncé mercredi le plafonnement à 500.000 dollars de la rémunération annuelle des dirigeants des entreprises qui recevraient l'aide de l'Etat. Toute rétribution supplémentaire ne pourra provenir que d'actions qui seront encaissables seulement après que le contribuable aura été remboursé.

 

 

Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'engagerait "pas de dépenses publiques supplémentaires" et qu'il s'en tiendrait à la "règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux".

"Je n'engagerai pas de dépenses publiques supplémentaires, notamment sur la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux", a affirmé le président de la République.

Selon lui, on reviendra ainsi "au même nombre de fonctionnaires qu'en 1992", quand François Mitterrand était président. "Je n'ai pas le souvenir que la France était alors sous-administrée", a-t-il argué.

 

Paradis fiscaux: "revoir nos relations avec Andorre et Monaco" (Sarkozy)

Le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a souhaité de revoir les relations de la France avec Andorre et Monaco et de poser des questions au Luxembourg en évoquant la question des paradis fiscaux lors de son intervention télévisée sur la crise

"Cela m'amènera à revoir nos relations avec Andorre, à poser la question de nos relations avec Monaco, qui par ailleurs n'est pas un paradis fiscal, mais enfin il y a des choses que nous devons préciser", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Egalement cela nous amènera à poser un certain nombre de questions à nos voisins luxembourgeois", a ajouté le président français.

"Nous irons avec Mme Merkel (la chancelière allemande) au sommet de Londres le 2 avril pour obtenir des décisions structurelles. Si on ne prend pas des décisions structurelles de cette nature, avec la gravité de la crise qui se trouve devant nous, les gens se révolteront et ils auront raison", a-t-il déclaré.

"Nous voulons des résultats", a insisté le président de la République, précisant que sa "marge de négociation est nulle" "sur les hedge funds (fonds spéculatifs), sur la régulation, sur la rémunération dans les institutions financières, sur les paradis fiscaux".

Le président de la République française est co-prince de la principauté d'Andorre avec l'évêque d'Urgell.

Monaco est une principauté indépendante enclavée en territoire français. Le Luxembourg est un Etat-membre fondateur de l'Union européenne, comme la France.

 

Sarkozy maintient "totalement" sa confiance à Kouchner

Nicolas Sarkozy a assuré qu'il maintenait "totalement" sa confiance à son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, mis en cause dans un livre où il est accusé de conflit d'intérêts.

"M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la police ? M. Kouchner a-t-il des ennuis avec la justice ? Non", a affirmé le chef de l'Etat en réponse à une question sur cette affaire lors d'une émission radio-télévisée.

Il a affirmé "croire" son ministre lorsqu'il affirme qu'il ne s'est jamais rendu coupable de conflit d'intérêts.

"Je devrais dire moi, au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner qui a apporté son courage, et il est grand, au service de la politique étrangère de la France, que je le lâche parce qu'il y a un livre qui a été fait?", a poursuivi M. Sarkozy.

 

Interrogé sur l'information émanant du Nouvel Observateur à propos du livre à charge contre Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy a ironisé sur la "crédibilité" qu'il accordait à l'hebdomadaire.

"Le Nouvel Observateur, c'était ce journal qui était sûr que j'avais envoyé un SMS", a ironisé le chef de l'Etat. "Vous voyez la crédibilité que je lui fais", a-t-il affirmé lors de son intervention télévisée.

M. Sarkozy était interrogé sur une information du Nouvel Observateur selon laquelle soit dans son entourage, soit des gens proches de l'Elysée auraient alimenté le livre de Pierre Péan contre Bernard Kouchner.

 

Gandrange : Sarkozy conteste ne pas avoir tenu ses promesses

Le chef de l'Etat a fermement contesté ne pas avoir tenu ses promesses faites il y a un an à propos de l'usine sidérurgique ArcelorMittal de Gandrange (Moselle).

"Quand on dit que je n'ai pas tenu promesse, c'est faux! C'est un mensonge!", a-t-il lancé lors de l'émission radio-télévisée "Face à la crise".

Interrogé sur l'avenir du site lorrain, M. Sarkozy a souligné que "d'abord, le site n'est pas fermé", ajoutant qu'il devait tenir compte du fait que "la production d'acier dans le monde est divisée en deux".

Il a ensuite décliné "trois engagements scrupuleusement respectés", "30 millions d'euros" injectés dans l'usine, la création d'une école de formation, et l'engagement de M. Mittal de donner "10 millions d'euros de sa poche" pour revitaliser le site.

"Il reste à décider de l'installation d'un site de captage et de stockage de CO2", a poursuivi M. Sarkozy. Il est "possible", a-t-il dit, que ce soit à Gandrange, ajoutant que la France était "en concurrence avec l'Allemagne" sur ce projet. 

La décision n'a "pas encore été prise", "je vais me battre pour que cette usine soit en France, à Gandrange", a-t-il déclaré.

"Je comprends les inquiétudes" et "je retournerai moi-même sur le site", a-t-il ajouté. "Quand je prends un engagement, j'ai l'habitude de le tenir", a-t-il encore déclaré. 

 

TVA: Sarkozy veut des baisses sur produits "propres", culturels, restauration

Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté d'obtenir un consensus européen sur des baisses de la TVA sur la restauration,  les "produits propres" et des "produits culturels", lors de son intervention à la télévision et à la radio.

"C'est parfaitement anormal que quand on achète une voiture propre, on paie plus cher que quand on achète une voiture qui pollue, et ça vaut aussi pour les bâtiments construits en haute qualité environnementale", a dit le chef de l'Etat, souhaitant "un système de TVA réduite pour tous les produits propres".

"Je pense également que sur les produits culturels, il faut aller plus loin", a ajouté M. Sarkozy. "Pourquoi la TVA sur le livre est-elle à 5,5, et la TVA sur le disque à 19,6, comme la TVA sur la vidéo? Il faut mettre cette TVA à 5,5", a-t-il déclaré.

"J'honorerai la promesse qu'avait faite mon prédécesseur (NDLR: Jacques Chirac) pour la TVA dans la restauration", a-t-il également affirmé, estimant que "ça bouge bien puisque le ministre des finances allemand a dit qu'il était prêt à faire un geste".

 

Sarkozy condamne la négation "inadmissible" de la Shoah par Mgr Williamson

Le président Nicolas Sarkozy a jugé "invraisemblables", "choquants" et "inadmissibles" les propos niant la Shoah de l'évêque intégriste anglais, Mgr Richard Williamson, récemment réintégré par le pape Benoît XVI dans l'Eglise catholique.

Que l'évêque anglais Mgr Williamson nie la Shoah, "c'est invraisemblable, c'est choquant et c'est inadmissible". "Qu'il puisse se trouver au XXIè siècle quelqu'un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyre des juifs, c'est inadmissible", a affirmé le chef de l'Etat.

"Quand, de surcroît, cet homme, qui conteste ça, se prétend pasteur, non pas au sens protestant mais au sens évangélique, c'est encore plus choquant", a-t-il ajouté.

"Franchement, ce monsieur, ça ne donne pas envie de le connaître", a-t-il également affirmé.

 

Candidat en 2012 ? Sarkozy dit avoir des doutes

Nicolas Sarkozy a affirmé avoir des doutes sur sa candidature en 2012 pour un deuxième mandat à l'Elysée.

Comme on lui demandait lors de l'émission radio-télévisée "Face à la crise" s'il lui restait "des doutes" quant à se représenter, le chef de l'Etat a répondu: "Oh que oui !"

Pourquoi ? "Parce que mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire et je consacre toutes mes forces à le faire le mieux possible", a-t-il argumenté.

"Il y a encore trois ans et demi", a observé le président. "Aucun engagement, ni dans un sens ni dans un autre", a-t-il lancé.

"On fait un deuxième mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve et que les gens nous font confiance", selon lui.

"Ce serait extrêmement choquant que j'aie pu (prendre) une décision aussi importante alors même que je ne suis même pas à la moitié de mon premier mandat", selon M. Sarkozy.

 

Sarkozy "choqué" de voir Delanoë "refuser d'appliquer" la loi service minimum

Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, s'est déclaré "très choqué de voir le maire de Paris refuser d'appliquer la loi" sur le service minimum d'accueil (SMA) des enfants à l'école les jours de grève "pour des raisons idéologiques".

"Je dois dire que j'ai été très choqué de voir le maire de Paris afficher clairement sa volonté de refuser d'appliquer la loi pour des raisons idéologiques", a déclaré M. Sarkozy lors de son intervention radio-télévisée sur la crise.

"Le tribunal administratif fort heureusement a condamné cette attitude et je suis bien persuadé qu'à la prochaine grève, le service minimum d'accueil sera fait à Paris comme ailleurs", a-t-il ajouté.

"Le service minimum, cela marche", a-t-il assuré.

"Il faut toujours regretter les petites phrases", a par ailleurs dit le chef de l'Etat interrogé sur sa phrase sur les grèves en juillet: "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit".

Le tribunal administratif de Paris a ordonné mardi dernier au maire PS de la ville, Bertrand Delanoë, de lui transmettre d'ici au 1er mars une liste de personnes susceptibles d'assurer le service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève.

M. Delanoë avait affirmé dans une tribune au Monde en décembre que le SMA des enfants en cas de grève dans les écoles était "dangereux" pour la sécurité des élèves.

 

Evaluation des chercheurs: discuter les modalités, pas le principe

Nicolas Sarkozy a indiqué que le gouvernement était prêt à discuter des "modalités" de l'évaluation des enseignants chercheurs mais que son principe était "incontournable", au soir d'une forte mobilisation de la communauté universitaire.

"Le principe de l'évaluation, il est incontournable. Les modalités de l'évaluation, on peut en discuter et (la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) Valérie Pécresse en discutera", a déclaré M. Sarkozy lors de son intervention radio-télévisée.

"Je crois que les enseignants chercheurs ont quelques craintes sur l'évaluation. On est prêt à évoluer sur ces modalités, mais le principe de l'évaluation, non", a-t-il poursuivi.

"Tout le monde me dit +il y a un malaise dans la recherche (...) il faut changer ça. Nous avons donc décidé d'augmenter le salaire au niveau des recrutements entre 12 et 25% des enseignants chercheurs, mais nous voulons qu'ils soient évalués", a insisté M. Sarkozy, relevant que "la conférence des présidents d'universités a dit qu'ils étaient pour ce système".

"La recherche est pour moi absolument indispensable (...) chaque année durant mon quinquennat, nous mettrons un milliard 800 millions d'euros de plus pour la recherche et sur les université. A la fin de mon quinquennat, on aura augmenté de 33% les crédits que l'Etat consacre à chaque étudiant", a rappelé le chef de l'Etat.

Des dizaines de milliers d'enseignants-chercheurs et d'étudiants ont manifesté jeudi contre les réformes universitaires du gouvernement, qui prévoient de confier aux seuls présidents d'université les pouvoirs de promotions et de répartition des heures de cours et de recherche.

Chahutée jeudi lors à l'inauguration de l'université de Strasbourg, Mme Pécresse a annoncé qu'elle réunirait le 11 février la communauté universitaire pour élaborer bâtir une "charte de bonne conduite" des présidents.

 

Automobile: Sarkozy veut que "si possible on relocalise"

Nicolas Sarkozy a souhaité "qu'on arrête les délocalisations et que si possible on relocalise" dans l'industrie automobile, et a réaffirmé qu'il demanderait "un engagement" sur "des contreparties" en échange du soutien public.

"Je veux qu'on arrête les délocalisations et que si possible on relocalise", a-t-il déclaré lors de son intervention radio-télévisée.

"Si on donne de l'argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n'est pas pour apprendre qu'une nouvelle usine va partir en Tchéquie ou ailleurs", a-t-il dit.

"Je souhaite, parce que c'est bien normal si on donne de l'argent public, qu'on ait des contreparties" en termes "de délocalisation, de relocalisation, de licenciements, de politique de dividendes", a dit M. Sarkozy qui "souhaite en discuter avec les partenaires sociaux".

Il a défendu le principe d'un "engagement". "Vous avez besoin d'argent public, l'Etat vous demande en contrepartie de l'argent public un certain nombre d'obligations", a-t-il expliqué.

"Qu'on crée une usine Renault en Inde pour vendre des Renault aux Indiens, c'est justifié, mais qu'on crée une usine, de tel constructeur sans citer de nom, en Tchéquie pour vendre des voitures en France, ce n'est pas justifié (...) parce que dans le même temps, l'industrie automobile était bien heureuse de trouver le système social français pour financer les pré-retraites".

Le chef de l'Etat a relevé que les dirigeants des groupes automobiles chiffraient l'écart de coût "pour construire la même voiture en Tchéquie et en France" à 1.000 euros, dont un tiers pour la taxe professionnelle, "un impôt qui n'existe nulle part ailleurs en Europe".

M. Sarkozy a aussi répété que l'Etat allait "aider les industries automobiles à investir dans le moteur électrique dans le moteur propre". Il a aussi noté que le bonus-malus et la prime à la casse avaient permis au marché automobile de rester "à peu près stable" en France en 2008 alors qu'il a nettement reculé aux Etats-Unis (-40%), en Espagne (-38%), en Italie (-25%) ou au Royaume Uni (-30%).

M. Sarkozy a souligné que l'industrie automobile était "face à une crise d'une ampleur considérable qui n'est pas simplement due à ce que nous connaissons aujourd'hui, mais à une mauvaise gestion avant".

Il a souligné que la production d'automobiles en France était passée de 3,2 millions de véhicules en 2004 à 2,1 millions en 2007, et que la France était devenue "importateur de véhicules" tout en comptant "deux des constructeurs les plus importants d'Europe".

 

Sarkozy dit sa "confiance" à Rachida Dati, salue le "talent" de Rama Yade

Nicolas Sarkozy a exprimé jeudi sa "confiance" à Rachida Dati, assurant qu'elle reviendrait "un jour au gouvernement", et a salué le "talent" de Rama Yade qui, contrairement à la ministre de la Justice, a refusé de se présenter aux élections européennes.

Le chef de l'Etat s'est défendu, lors de son intervention à la télévision et à la radio, d'avoir voulu sanctionner la garde des Sceaux. "Rachida Dati a fait un boulot remarquable" au gouvernement, a-t-il dit.

"Elle va conduire avec Michel Barnier la liste d'une grande formation politique de la droite républicaine et du centre pour les élections européennes. Pour une sanction dites-moi, c'est une drôle de sanction!", s'est-il exclamé.

"Rachida ira en Europe exercer son mandat, et puis reviendra un jour au gouvernement, elle garde toute ma confiance", a-t-il assuré.

"Amertume, rancune, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il par ailleurs affirmé à propos de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade.

"Je trouvais que c'était dommage qu'elle ne joue pas cette carte et cette chance", a-t-il dit à propos du refus de cette "jeune femme de la diversité" de se présenter aux Européennes.

"Je crois qu'elle-même a bien compris qu'elle avait eu tort, mais maintenant il y a bien d'autres choses à faire et je suis sûr que je pourrai compter sur son travail et son talent", a-t-il affirmé.

 

Nomination des présidents de l'audiovisuel public: "un système de transparence"

Nicolas Sarkozy a déclaré qu'avec la nomination des présidents de l'audiovisuel public par le gouvernement, prévue par la réforme de l'audiovisuel, "nous passons d'un système d'hypocrisie totale à un système de transparence totale".

Le chef de l'Etat a réfuté l'idée que ce soit lui qui décide seul de la nomination des présidents de l'audiovisuel public: "C'est un mensonge", a-t-il dit, lors de son intervention à la télévision et à la radio.

"Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Si le CSA dit non, le Conseil des ministres doit redébattre et reproposer un nom, puisque le CSA doit donner un avis conforme", a indiqué M. Sarkozy.

"Si le CSA dit oui (...) ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c'est-à-dire que l'opposition doit être d'accord avec la majorité pour accepter le nom", a-t-il souligné.

"Vous voyez qu'on est bien loin de la caricature d'un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions", a encore dit M. Sarkozy.

"Avant, c'est le CSA qui le nommait sous la pression, tout le monde le savait, du pouvoir public. C'est tellement vrai qu'un (des prédécesseurs) de Patrice de Carolis (actuel président de France télévisions, ndlr), M. Guillaud (Jean-Louis, pdg de TF1, alors chaîne publique, de 1978 à 1981) a été poussé à la démission parce qu'il n'était pas le candidat du président Mitterrand", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Donc nous passons d'un système d'hypocrisie totale à un système de transparence totale", a-t-il conclu.

La réforme de l'audiovisuel public vient d'être adoptée après un an de controverse et une guérilla parlementaire menée par la gauche, portant principalement sur l'arrêt de la publicité à la télévision publique et la nomination des présidents de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur: RFI, France 24, TV5).

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