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Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Automobile : La France impose son plan malgré les critiques

La France s'est montrée déterminée mercredi à imposer son plan de soutien de plusieurs milliards d'euros au secteur automobile, se défendant de tout protectionnisme en réponse aux accusations de certains partenaires européens.

"Non, ce n'est pas du protectionnisme. Le protectionnisme c'est quand on prend des mesures fiscales, réglementaires, pour interdire à des pays avec lesquels on commerce de vendre leurs produits en France", a déclaré le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Bruno Le Maire.

L'aide française au secteur automobile n'est "pas illégale au regard du droit communautaire", a assuré le ministre.

Le porte-parole du gouvernement français, Luc Chatel, a estimé que ce plan n'avait "rien de scandaleux" et que les contreparties demandées aux constructeurs étaient "légitimes". "Toutes les mesures que nous avons annoncées lundi sont la déclinaison des orientations qui ont été proposées par la Commission", a-t-il affirmé.

La France a annoncé lundi des prêts de six milliards d'euros à taux préférentiels pour les constructeurs Renault et PSA Peugeot Citroën, en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production en France.

Au total, c'est près de 9 milliards d'euros que l'Etat français a engagés depuis le début de la crise pour venir au secours d'une filière qui représente 10% de l'emploi salarié en France.

L'engagement à ne pas délocaliser et à garder l'emploi en France -martelé ces derniers jours par le président français- est au centre de critiques de la République tchèque et de la Slovaquie, qui accueillent des usines automobiles françaises, mais aussi de l'Allemagne et de la Commission européenne.

L'obligation de garder une unité de production en France "rendrait ces aides illégales" par rapport au droit communautaire, a prévenu mardi un porte-parole de la Commission européenne.

De son côté, le nouveau ministre allemand de l'Economie Karl-Theodor zu Guttenberg a jugé que le plan français n'était "pas exempt de critiques".

En réponse, son homologue française Christine Lagarde l'a invité à Paris pour le "rassurer sur le contenu du plan".

La République tchèque, présidente en exercice de l'Union européenne, veut que le sommet européen qu'elle convoquera d'ici la fin février dise "clairement non" au protectionnisme. Ce sommet était souhaité par la France et l'Allemagne pour mieux coordonner les plans anti-crise.

Le Premier ministre français François Fillon doit se rendre jeudi à Bruxelles en mission d'explication auprès du président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Pour Bruno Le Maire, les règles du marché intérieur de l'Union européenne doivent s'apprécier dans le contexte de la crise économique.

"Je trouve toujours surprenant qu'en période de crise aussi forte que celle que nous connaissons, alors que beaucoup de règles n'ont pas pu être respectées, alors que les marchés ont failli, on nous dise: les règles du marché sont les seules règles qu'il faut respecter, ce sont des règles impératives", a-t-il dit.

PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi une perte financière pour 2008 et 11.000 départs volontaires dans ses usines européennes en 2009. "La France est bien sûr notre premier pays en termes d'effectifs, mais nous avons beaucoup de personnel dans d'autres pays que nous réduisons rapidement actuellement", a dit son patron, Christian Streiff.

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