Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
17 Février 2009
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini a estimé mardi sur Radio Classique que "la fonction publique n'est pas faite pour résorber le chômage", notamment en Guadeloupe où l'Etat ne peut "aller plus loin" dans les recrutements de fonctionnaires selon lui.
La crise économique "ne va pas durer éternellement", mais "quand on engage un fonctionnaire, c'est pour trente ans", a-t-il déclaré. Il n'est pas possible de "résoudre des problèmes conjoncturels par des solutions structurelles", a-t-il poursuivi.
"Le non-remplacement d'un (fonctionnaire) sur deux, ça n'est pas un plan social. Ca concerne 30.000 fonctionnaires par an et on continue à en recruter autant sinon plus", a ajouté M. Santini.
A propos de la Guadeloupe, où il y a 32% d'emploi public, le secrétaire d'Etat ne croit pas "que de notre côté on puisse aller plus loin dans la résorption des phénomènes de chômage", dont les taux sont "considérables".
Au sujet du partage des profits annoncés par les entreprises ces jours-ci, M. Santini juge que "le président avec sa règle des trois tiers nous donne quelques pistes" - un tiers aux actionnaires, un tiers aux salariés, un tiers aux investissements.
"Aujourd'hui on entend des bénéfices fabuleux répartis uniquement entre les actionnaires et la structure. Les salariés ont le droit aussi, qui ont contribué à cette richesse, d'avoir une part importante", d'après lui.
M. Santini a rappelé que "l'idéogramme crise en chinois signifie danger et opportunité". "C'est l'occasion de revoir tout cela" car "si la crise passe, et elle passera" et "si on n'en tire pas d'enseignements, si on n'en tire pas des réformes, il y aura une autre crise et cette fois ce sera la dernière", a-t-il averti.