18 Février 2009
Le gouvernement "lance un appel au calme" en Guadeloupe, après les violences et pillages de la nuit, a déclaré mercredi sur Europe 1 le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.
"Le message du gouvernement, c'est d'abord de lancer un appel au calme, c'est le plus important", a dit M. Chatel, alors que la Guadeloupe a connu une flambée de violence dans la nuit de mardi à mercredi, des groupes de jeunes s'affrontant violemment aux forces de l'ordre.
Au moins trois policiers et trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu.
"La place des uns et des autres, elle est davantage autour de la table que sur les barricades", a-t-il poursuivi, insistant sur le fait que "l'on ne peut pas en sortir par la violence".
"Nous sommes autour de la table, puisqu'il y a une médiation qui est en cours", a poursuivi le porte-parole, récusant tout désengagement gouvernemental.
Luc Chatel s'est refusé à donner des engagements, alors que le collectif qui mène la grève générale en Guadeloupe et les élus locaux insistent sur le fait qu'un pré-accord conclu avec le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo prévoyait une garantie de l'Etat à compenser, par des baisses de charges, une hausse des bas salaires.
"La volonté du gouvernement, c'est de faire aboutir la médiation qui a lieu en ce moment entre les partenaires sociaux", a-t-il dit, répétant la position de l'exécutif, qui dément tout engagement.
M. Chatel a rappelé que "le président de la République recevra demain (jeudi) les élus des Antilles pour échanger, dialoguer avec eux sur ce sujet".