28 Février 2007
Nicolas Sarkozy a détaillé mardi soir les conditions d'achat en 1997 de son ancien appartement de Neuilly, en affirmant que tous les autres appartements de son immeuble ont été vendus "dans la norme" de son propre achat.
Dans un communiqué, le candidat de l'UMP à la présidentielle s'élève "en faux contre la mise en cause scandaleuse" du Canard Enchaîné qui, dans son édition de mercredi, affirme qu'il a bénéficié d'un rabais "d'au moins 300.000 euros" lors de l'achat de son appartement de l'île de la Jatte.
"J'ai acheté le 4 septembre 1997 deux appartements situés respectivement au premier et au deuxième étage et totalisant une surface de 222 m² pour un prix, frais compris, de 5.747.670,25 francs soit un coût moyen hors frais de 24.636 francs. Le prix des appartements varie bien évidemment selon leurs caractéristiques. D'autres ont été vendus dans le même immeuble à des prix inférieurs, 22.115 francs du mètre carré pour l'un, 21.509 francs du mètre carré pour un autre. Tous les autres prix sont dans la norme de mon propre achat", écrit M. Sarkozy.
M. Sarkozy réaffirme que "déjà engagé dans la vie politique et conscient du type d'attaque dont (il) pourrait un jour faire l'objet, (il) a simultanément pris la précaution de faire vérifier par la Direction des Services Fiscaux des Hauts-de-Seine Nord que ce prix était conforme aux prix du marché. La direction des services fiscaux me l'a confirmé".
Il précise que l'appartement "était vendu en l'état futur d'achèvement" et qu'il avait "commandé au promoteur un certain nombre d'aménagements complémentaires dont le coût s'est monté à un total d'environ 600.000 francs". "Ces aménagements complémentaires, je les ai payés en sus du prix d'achat", affirme-t-il.
M. Sarkozy ajoute avoir "réglé par chèque à un artisan le 24 octobre 1997" l'escalier "en chêne reliant le premier et le deuxième étage" pour un coût de "72.360 francs".
TEMOIGNAGES :
"Mise en cause par un article du « Canard Enchaîné », relatif à la vente d’un appartement à Monsieur et Madame SARKOZY, je démens catégoriquement lui avoir consenti une quelconque remise sur le prix, qui tenait compte des prestations contractuelles fixées pour l’ensemble immobilier, et n’avoir consenti de largesses sur les travaux d’aménagement ou de décoration intérieure, qui ont commandées et réglées par Monsieur SARKOZY.
Monsieur SARKOZY a payé le juste prix qui correspondait à ceux pratiqués par ailleurs et qui demeurait bas par rapport aux prix aujourd’hui pratiqués, en raison de la crise immobilière existant à l’époque de la vente.
Je réprouve, par ailleurs le comportement des journalistes du « Canard Enchaîné », qui par trois fois, ont forcé ma porte et m’ont importuné une quatrième fois.
Madame Denise LASSERRE"
Je, soussigné Monsieur Bruno SEGOND, Artisan menuisier à Autun (Saône-et-Loire), certifie avoir réalisé en 1997 un escalier en chêne dans l’appartement de Monsieur Nicolas SARKOZY à Neuilly. Cet escalier d’un coût de 72 360 francs m’a été réglé par chèque le 24 octobre 1997.