15 Mars 2007
Lors de la réunion publique qui s’est tenue jeudi au Zénith de Saint-Herblain (Loire-Atlantique), Nicolas Sarkozy a dressé le portrait du président qu'il serait s'il parvenait à l'Elysée en mai prochain. (cliquez sur l'image pour revoir le discours - ou cliquez ici pour le lire)
Devant près de 9000 personnes, le candidat a déclaré qu’il voulait "être un président de la République qui tiendra tous ses engagements scrupuleusement, rigoureusement, méthodiquement".
Il s'est présenté comme "le candidat de l'ordre républicain et du mouvement pour la justice, parce que les deux se complètent, s'équilibrent, se renforcent".
"Si je suis candidat à la présidence de la République, ce n'est pas pour couronner une carrière politique", a-t-il assuré, mais "pour agir". "Je refuse la fatalité, le renoncement, la démission", a-t-il affirmé.
Nicolas Sarkozy ne veut "pas être le candidat qui mentira aux Français" ni le candidat "qui volera aux Français le débat dont ils ont été privés en 2002 et qui a eu de lourdes conséquences sur le fonctionnement de notre démocratie car les vrais problèmes n'ont pas été évoqués lors du deuxième tour de la présidentielle de 2002", a-t-il dit.
"C'est sur un projet que je veux être élu. Le projet pour la France que je vous propose, je l'ai réfléchi, mûri, préparé, intégré. On n'improvise pas une campagne, un destin pour la présidence de la République. On s'y prépare avec humilité. Cela vient de loin. Quand ça ne vient pas de loin, les Français le comprennent et ne donnent pas leur confiance », a-t-il assuré.
Le candidat a déroulé les "propositions concrètes" faites au cours des derniers mois sur le travail, l'éducation, les institutions, la justice, les questions économiques et sociales.
En cinq ans, nous pouvons atteindre le plein-emploi. "Cet engagement, je le prends", a-t-il déclaré.
Dans le domaine de l'éducation, le candidat a proposé que dès la rentrée 2007, "les établissements pourront recruter 20% de leurs effectifs en dehors du secteur et consacrer 25% de leur budget à leur projet pédagogique".
Selon Nicolas Sarkozy, "cela ne remet pas en cause le caractère national des diplômes et des programmes, mais cela permet pour les uns de faire plus de langues, pour les autres plus de sport, pour les troisièmes encore plus de soutien individualisé, en fonction des besoins locaux"
Il s'est également prononcé pour la "liberté pédagogique des enseignants, car rien ne remplace l'expérience de 20 ans d'enseignement" , et leur "évaluation selon les résultats des élèves", ainsi que pour "la liberté des établissements" afin de "mettre en œuvre des projets spécifiques".