31 Juillet 2012
Bernard Accoyer, l'ancien président UMP de l'Assemblée nationale, a jugé mardi que "non seulement" la session parlementaire qui s'achève mardi "n'était pas indispensable", mais qu'elle était "dangereuse" et "nocive" pour l'économie française.
"Non seulement cette session n'était pas indispensable, elle a voté la somme gigantesque de 7,2 milliards d'impôts supplémentaires, mais elle est dangereuse, elle est nocive, parce qu'elle vient handicaper encore un peu plus la compétitivité de l'économie française, c'est-à-dire le maintien de l'emploi en France", a déclaré M. Accoyer sur France Info.
"La loi rectificative de finances, ce ne sont que des impôts supplémentaires et des mesures contre la compétitivité", a-t-il critiqué. "Or justement il n'y a qu'une urgence, qui aurait dû être est la raison même de convoquer une session extraordinaire du Parlement: défendre l'emploi en France, défendre la compétitivité".
Selon lui, la fin des exonérations fiscales et des charges sociales pour les heures supplémentaires, les charges de moindre compétitivité pour les entreprises, la suppression de la fiscalité anti-délocalisation, l'augmentation globale du coût du travail pour financer le retour à la retraite à 60 ans pour les carrières longues, vont "à l'encontre de la compétitivité et du pouvoir d'achat qui nourrit la croissance".
"Ce ne sont que des mesures dogmatiques qui voulaient faire le contraire de ce qui a été fait par la majorité précédente", "sans tenir compte des défis auxquels l'économie français est confrontée, c'est-à-dire un défi d'abord de compétitivité", a-t-il estimé.