31 Juillet 2012
Jean-Louis Borloo, président du Parti radical et du groupe des députés démocrates et indépendants (UDI) à l'Assemblée, a fait part mardi de sa "grande inquiétude" sur "les hésitations", "voire les remises en cause" du gouvernement sur le plan de relance.
"Nous sommes dans une très grande inquiétude sur deux points: le risque de l'effet de ciseaux avec l'augmentation des prélèvements sur les classes moyennes et donc sur la consommation et en même temps, les hésitations, voire les remises en cause sur le plan de relance, c'est-à-dire les très grandes infrastructures", a dit devant la presse M. Borloo, citant notamment l'autoroute ferroviaire sud-ouest et le canal Seine-Nord. "La conjugaison des deux points nous paraît inquiétante", a-t-il ajouté.
Jean-Louis Borloo est par ailleurs revenu sur les "points de désaccords" du groupe centriste sur les principales mesures du projet de loi de Finances rectificative. "On n'a pas été en désaccord frontal sur tout ce qui est lié à la convergence entre la fiscalité du travail et du capital. De même que la taxe sur les transactions financières ou sur les stocks de carburant: tout cela paraissait raisonnable, voire nécessaire", a-t-il dit.
"En revanche, nous avons marqué notre forte hostilité à tout ce qui est lié au pouvoir d'achat, via le forfait social, aux charges et à la fiscalisation des heures supplémentaires", a-t-il encore considéré.
Quant au plan sur PSA, "au fond, le gouvernement l'a accepté", a jugé M. Borloo. "On sait parfaitement que la réponse sur les véhicules propres, qui est une question stratégique que l'on approuve tout à fait, n'a pas de rapport direct avec PSA. Nous sommes très préoccupés par cet aspect-là", a-t-il ajouté.