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Desserte maritime de la Corse: financement public pour compagnies privées

Les compagnies de navigation assurant la desserte de la Corse sont toutes privées, mais ont encaissé l'an dernier 123 millions d'euros de la Collectivité de Corse, en subventions de "continuité territoriale" pour la SNCM et la CMN, et en "aide sociale" pour toutes les compagnies, françaises ou italiennes.

Sur les 187 M de l'enveloppe de "continuité territoriale" votée par l'Asemblée de Corse en 2009, 123 ont été consacrés au transport maritime, le reste à l'aérien.

103 millions ont été attribués à la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), privatisée en 2006 et dont l'actionnaire principal est désormais le groupe Veolia, qui contrôle une importante partie de l'économie insulaire, et à la Compagnie méridionale de navigation (CMN).

Ces subventions permettent de financer la délégation de service public qui prévoit des liaisons régulières entre Marseille et les six ports corses toute l'année.

Plus de 20 millions d'euros sont en outre versés à la SNCM (4 millions) et surtout à la compagnie Corsica Ferries battant pavillon italien (16 millions) dans le cadre d'un dispositif appelé "aide sociale".

En vigueur depuis 2001 à Toulon et à Nice, il prévoit que certaines catégories de passagers (résidents corses, handicapés, étudiants, militaires) bénéficient de tarifs réduits. La réduction s'applique en réalité à tous les billets vendus mais dans la limite de 65% par traversée au départ de ces deux ports.

Une quatrième compagnie, la Moby Lines italienne, qui a effectué jeudi sa première rotation régulière Toulon-Bastia, prétend bénéficier également de cette "aide sociale". Les nouveaux présidents de l'éxécutif et de l'Assemblée de la Collectivité territoriale de Corse ont exprimé vendredi leurs "réserves" sur ce dispositif.

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