15 Mai 2012
De nombreux militants UMP sont venus mardi saluer Nicolas Sarkozy à son départ de l'Élysée, rêvant parfois à voix haute de son retour et exprimant souvent leur dépit de l'arrivée au "Château" de François Hollande.
Moins nombreux, les partisans du vainqueur du 6 mai ont eu bien du mal à couvrir les clameurs des quelque 300 supporteurs de Nicolas Sarkozy, arrivés en force dès 09H00, une heure avant la passation de pouvoirs et réunis en masse compacte devant la porte principale de l'Élysée au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré.
"Nicolas merci!", "I love you!", "NS, 2012-2017", date de la prochaine présidentielle, pouvait-on lire sur des drapeaux tricolores brandis par le groupe. Des militants distribuaient des tracts, appelant à "un grand rassemblement pour un grand merci à notre président de cœur Nicolas Sarkozy", au Champ-de-Mars à 15H00.
"On ne peut pas laisser partir quelqu'un comme ça, ce n'est pas possible", regrette une quinquagénaire, qui refuse de donner son nom, précisant juste qu'elle a sa "carte à l'UMP".
Simone, une retraitée blonde de Neuilly-sur-Seine, la ville de Nicolas Sarkozy, s'époumone avec plusieurs amies. "Je suis entrée en dissidence pour cinq ans", dit-elle en montrant son bracelet en argent en forme d'arbre, symbole de l'UMP.
A sa sortie, l'ancien président les a salués par la fenêtre ouverte de sa voiture, son épouse Carla Bruni-Sarkozy faisant de même d'une main gantée de blanc. Une femme ne peut retenir ses larmes de dépit, tandis que le conseiller et plume de l'ex-chef d'État, Henri Guaino, très ému, vient saluer le groupe. "Ce n'est qu'un au revoir", entonnent certains.
D'autres, en quittant les lieux, dissimulent moins bien leur dépit: "On est dans la merde, on est dans la merde..." À l'arrivée de François Hollande à 10H00, certains avaient déjà sifflé le nouveau chef de l'État.
Le 8 mai, le président sortant et le président élu, Nicolas Sarkozy et François Hollande, ont officié ensemble lors de la commémoration de la victoire sur le régime nazi.