Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
13 Janvier 2010
Paris a fait savoir qu'une aide d'urgence allait être acheminée "sans délais" dans la capitale haïtienne, en liaison avec la Sécurité civile.
Côté ONU, la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), Stephanie Bunker, a indiqué que son organisation avait adressé des messages d'alerte à ses différents bureaux dans le monde afin de préparer une mobilisation majeure des secours à destination d'Haïti.
Les Etats-Unis ont rapidement annoncé le déploiement d'une équipe de l'agence d'aide au développement USAID de 72 sauveteurs et de 6 chiens spécialement formés à rechercher les personnes prisonnières des décombres.
Ils seront accompagnés par quelque 48 tonnes d'équipement de sauvetage et par des experts en catastrophes naturelles.
Les pays d'Amérique latine et des îles voisines ont rapidement proposé leur aide. Le gouvernement vénézuélien a annoncé l'envoi d'une "équipe d'aide humanitaire" de cinquante sauveteurs, qui transporteront également des aliments et des médicaments. La Colombie a indiqué qu'elle se tenait "en alerte pour répondre à un appel à l'aide des autorités haïtiennes", tandis que le Panama proposait son aide à l'ONU pour la coordination de l'aide humanitaire et que la République Dominicaine, qui partage avec Haïti l'île d'Hispaniola, a demandé le soutien de la communauté internationale "pour cette tragédie".
Saint-Domingue a annoncé le déploiement d'une équipe de sauveteurs et de chiens formés aux fouilles, ajoutant qu'un avion de l'armée de l'air était prêt à décoller pour prendre en charge des victimes.
Au Brésil, le président Luiz Inacio Lula da Silva a fait part de sa "grande inquiétude", notamment pour le sort des 1.200 soldats brésiliens servant pour la mission de stabilisation de l'ONU dans le pays (Minustah), après que l'organisation eut annoncé des graves dégâts à son siège en Haïti.
Le Canada s'est dit "disposé à agir", indiquant être en contact avec les organisations humanitaires sur place pour "identifier les besoins". Ottawa "saura répondre devant l'urgence", a promis la gouverneure générale du pays, Michaëlle Jean, elle-même d'origine haïtienne.
La Banque interaméricaine de développement (BID) a débloqué une aide d'urgence de 200.000 dollars devant permettre de fournir de l'eau, des vivres, des médicaments et des abris aux victimes.
la Sécurité civile déploie l'une de ses unités d'urgence
- "Partir aussi tôt, c'est un atout", relevait mercredi le capitaine Emmanuel Dalmart de l'unité de la Sécurité civile de Brignoles (Var), spécialisée dans les secours d'urgence, qui devait décoller pour Haïti mercredi après-midi.
Selon la Sécurité civile, 130 pompiers ou sauveteurs français auront au total rejoint Port-au-Prince "au plus tard dans les 24 heures".
Parmi eux, une soixantaine de membres de l'unité d'instruction et d'intervention de la Sécurité civile (UIISC) de Brignoles: 33 hommes chargés de la recherche dans les décombres, et une trentaine d'autres parmi lesquels trois médecins, deux infirmiers mais aussi trois maîtres-chiens avec six chiens spécialisés dans la recherche et le sauvetage de personnes ensevelies.
Dans l'équipe, "il y a des logisticiens, des transmetteurs, des sauveteurs, tout ce qui nous permet de vivre en autonomie où que l'on aille", a expliqué M. Dalmart, ajoutant que douze tonnes de matériels étaient également embarquées.
"Nous disposons de trois lots identiques d'équipements avec tout le nécessaire pour dégager en toute sécurité les victimes (échelles, cordages, brancards rigides, etc). A cela s'ajoute un lot complémentaire avec des matériels spécialisés pour découper le béton et la ferraille, réaliser des écoutes pour essayer de retrouver des gens ensevelis profondément", a-t-il détaillé.
L'unité varoise, forte d'un régiment de 595 militaires, est l'une des trois entités de la Sécurité civile avec celles de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) et de Corte (Corse-du-Sud) spécialisées dans les feux de forêts, les interventions héliportées, le sauvetage et le déblaiement.
La spécificité de ces unités est leur rapidité de réaction en cas de catastrophe. Ainsi, le tiers des moyens est opérationnel dans les trois heures. Dans tous les cas, la moitié des moyens est prête en 24 heures et la totalité en 48 heures.
"Je crois qu'on peut retrouver vivantes des personnes ensevelies jusqu'à sept jours après les faits. En tout cas, quand on part aussi tôt, c'est un vrai atout, on a beaucoup plus de chance" de découvrir des survivants, a ajouté le capitaine Dalmart.
Habituée des situations d'urgence, l'unité varoise est notamment intervenue lors du tsunami en Asie en 2004, des incendies en Grèce en 2007, en Guyane en 2009 pour des inondations, dans la Bande de Gaza en janvier 2009 et au Sri Lanka en mai 2009.
Elle consacre en outre l'essentiel de ses moyens, de juin à septembre, à la campagne des feux de forêt.