13 Mai 2010
Voici les principales dispositions de la loi sur l'ouverture des jeux en ligne à la concurrence promulguée jeudi:
Jeux concernés
- paris hippiques mutuels (comme le PMU) et non à cote (bookmakers)
- paris sportifs à cote (comme ceux de la Française des Jeux) et en direct sur des épreuves réelles validées par les fédérations, dont paris en direct pendant le déroulement de l'événement
- poker
Jeux exclus
- Machines à sous
- jeux de casinos sauf jeux de cercles (poker)
- paris en "spread betting" (pari sur un événement sans connaître à l'avance le montant de ses pertes)
- paris en "betting exchange" (échanges de paris)
Outils
- Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) avec un collège de sept membres. Trois membres dont le président nommés par décret, deux par le président de l'Assemblée nationale et deux par le président du Sénat. Mandat de six ans non révocable
- Comité consultatif des jeux comprenant un Observatoire des jeux
Blocage des sites d'opérateurs illégaux: décision prise par un juge et non l'Arjel
Licences
- Cinq ans renouvelables
- Cahier des charges avec clauses générales et clauses spécifiques en fonction du jeu
Obligations des opérateurs
- Ne pas être domicilié dans un paradis fiscal
- Séparation comptable pour les activités en France
- Domiciliation bancaire des joueurs en France
- Interdiction "d'anonymiser" les moyens de paiement
- Nécessité d'un correspondant permanent en France
- Reconnaissance d'un droit de propriété payant pour les organisateurs d'événements faisant l'objet de paris
- Contrôle de l'identité du joueur avec la création d'un code d'accès des joueurs
Interdictions et sanctions
- Interdiction de l'alimentation des comptes des joueurs vers les sites non agréés
- Trois ans de prison et 45.000 euros d'amende (sept ans et 100.000 euros en bande organisée) pour organisation illégale de jeux
Encadrement de l'offre
- Plafonnement du taux de retour aux joueurs dans une fourchette de 80 % à 85 %
- Une partie des recettes affectée pour la lutte contre l'addiction aux jeux (10 millions d'euros)
- 1,3 % des recettes sur paris sportifs affecté au Centre national pour le développement du sport (CNDS)
- 15 % de la fiscalité poker versés au Centre des monuments nationaux
Fiscalité
- 7,5 % sur les paris sportifs et hippiques (9,5 % actuellement pour l'hippique)
- 2 % sur le poker avec plafond de 1 euro par donne
Publicité
- Autorisée pour les opérateurs agréés, assortie d'un message de mise en garde
- Interdite dans les publications pour les mineurs ainsi qu'à la TV et à la radio durant les périodes où sont programmées des émissions pour mineurs.
- Interdite pour les sites non agréés
- Amende prévue: 100.000 euros