17 Décembre 2009
L'interview du président Nicolas Sarkozy a réuni en moyenne 1,8 million de téléspectateurs mercredi soir sur Canal+. A la fin de l'émission, 2,4 millions de téléspectateurs (soit 10% de part d'audience) regardaient l'interview de Nicolas Sarkozy.
Le chef de l'Etat répondait aux questions de Michel Denisot.
Nicolas Sarkozy s'est refusé à envisager "un échec" de la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique qui s'achève vendredi à Copenhague, estimant qu'il serait "catastrophique" et que le pays qui en prendrait le risque serait "isolé".
"Je n'envisage pas un échec parce que l'échec serait catastrophique, dans la mesure où il se passera beaucoup de temps avant que 110 chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent dans la même capitale sur le même sujet", a déclaré M. Sarkozy interrogé à la veille de son départ dans la capitale danoise pour la clôture de la conférence.
Et de mettre en garde, sans les nommer, les Etats-Unis et la Chine, contre un blocage d'un accord à Copenhague. "Le pays qui prendrait le risque de casser cet accord international, ce pays serait isolé et prendrait une responsabilité historique qu'il ne pourrait pas supporter", a ajouté le chef de l'Etat, "je vais à Copenhague avec le souci qu'on ait un succès".
Nicolas Sarkozy a détaillé mercredi soir les "quatre ou cinq critères" qui feraient, selon lui, de la conférence des Nations unies sur le climat un succès.
"Il faut que tout le monde soit d'accord sur l'objectif des deux degrés" d'augmentation de la température de la planète, "que tout le monde soit d'accord sur la limitation à 50% en 2050 des émissions" de gaz à effet de serre (GES), "que tout le monde soit d'accord sur la mise en place de financements innovants pour aider l'Afrique et les pays plus pauvres à se développer", et "que tout le monde soit d'accord sur la création d'une organisation mondiale de l'environnement pour vérifier les engagements". "Si on a ça, ce sera un succès", a estimé le chef de l'Etat, qui promet de "batailler chaque minute".
Nicolas Sarkozy a estimé que le président américain Barack Obama était "un bon partenaire" mais a concédé qu'il avait "du mal à convaincre l'opinion publique américaine et la classe politique américaine". "Du côté de Barack Obama, ça va, je pense qu'on va y arriver", a-t-il dit.
Evoquant les réticences de la Chine, il a ajouté qu'il avait "bon espoir que les Chinois vont bouger dans le bon sens".