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Primaire PS: pendant le débat télévisé, l'UMP organise la "iRiposte" sur Internet

L'UMP a apporté sa contribution au débat des primaires PS en organisant mercredi soir sur Internet la "iRiposte", selon le mot du député de Haute-Savoie Lionel Tardy: des commentaires sur les interventions des candidats par des "tweets" et des communiqués aussi critiques qu'ironiques. Sur Internet, M. Tardy, utilisateur assidu de Twitter, a ponctué le débat avec une cinquantaine de "tweets": "c'est la iRiposte de l'UMP", s'est-il exclamé. François Hollande veut une "présidence normale" pour rétablir la morale en politique? "Si on a une présidence normale, plus de problèmes de corruption des élus pour François Hollande ! Un vrai bisounours !" a raillé le député UMP. Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat en charge du logement, a participé plus classiquement en faisant parvenir à l'AFP, au milieu du débat, un communiqué de réaction intitulé : "Le débat socialiste, c'est Masterchef mais avec des vieilles recettes et des produits périmés". Commentaire ironique sur Arnaud Montebourg: il "a résumé le programme de ses concurrents par une formule très dure mais lucide: les socialistes proposent d'arroser le sable avec de l'eau", estime-t-il. "Première salve de propositions démago entre Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg" a été le premier jet de ce "live-twitter". Certains se faisaient un plaisir de reproduire les critiques des uns sur les autres --telle la phrase du candidat PRG Jean-Michel Baylet: "Ne faisons pas croire aux Français que nous allons revenir dans les années 60"--, et ont fait leur sel de la passe d'armes entre Martine Aubry et Arnaud Montebourg sur l'affaire Guérini. Autre filon, reprendre l'antienne de l'UMP sur la gauche "archaïque": "nationalisation des banques, blocage des prix, interdiction de licencier... Bienvenue en URSS". Conclusion prévisible de Geoffrey Carvalhinho, délégué des jeunes UMP d'Aubervilliers et Pantin (Seine-Saint-Denis) ? "Le rassemblement des Français, c'est Nicolas Sarkozy qui le fera le 6 mai 2012". Primaire: Aubry et Montebourg s'affrontent sur l'affaire Guérini   Martine Aubry et Arnaud Montebourg se sont affrontés mercredi lors du deuxième débat de la primaire PS sur leurs positions respectives dans l'affaire Guérini, Manuel Valls mettant en garde contre les risques d'un concours de moralité. "Je propose que dans les partis politiques nous prenions nos responsabilités. Il est nécessaire que les socialistes fassent eux-mêmes le ménage chez eux, dans les Bouches du Rhône. Pour avoir la possibilité d'être crédible lorsqu'il s'agit de combattre les dérives politico-financière du sarkozisme", a lancé Arnaud Montebourg en référence à la prudence de la direction socialiste dans l'affaire Guérini. "Je dis amicalement à Arnaud. Pour moi, respecter l'indépendance de la justice, c'est éviter de parler avant que la justice ait dit la vérité", a rétorqué Martine Aubry en évoquant les attaques du député qui avait dénoncé dans un rapport les dérives de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. "Quand Arnaud a soulevé le problème de l'organisation de la fédération des Bouches-du-Rhône, j'ai pris mes responsabilités, j'ai envoyé Alain Richard et nous avons remis de l'ordre", a-t-elle justifié. "Dès que la justice s'est exprimée sur Jean-Noël Guérini, je lui ai demandé de se mettre en retrait de ses fonctions", a expliqué la maire de Lille, en congé de son poste de première secrétaire du PS pour cause de candidature à la primaire. "Mais, les socialistes à l'Assemblée nationale ont demandé la démission de M. Woerth alors que la justice n'était même pas saisie. Lorsque Mme Alliot-Marie a fait des bêtises en Tunisie, ce n'était pas une infraction pénale et nous avons demandé sa responsabilité politique", a souligné Arnaud Montebourg. "Et bien, M. Jean-Noël Guérini a fait des bêtises et je le signale dans un rapport et l'on dit: + il faut attendre que la justice passe+. Et bien, la conséquence de tout cela c'est que nous avons aujourd'hui un président important d'un conseil général socialiste qui gère 2 milliards d'euros en étant poursuivi pour association de malfaiteurs et cela c'est un drame pour nous", a-t-il regretté "Effrayé par l'amalgame du débat (où) on mélange tout", Manuel Valls a lancé une mise en garde: "il faut faire très attention. Trois Français sur quatre pensent que leurs élus politiques sont corrompus alors que nous savons tous qu'évidemment, ce n'est pas le cas". "Si les uns et les autres nous nous renvoyons, y compris dans notre propre formation politique, le fait qu'il y en a qui sont plus exemplaires que d'autres, alors nous sommes sur une pente dangereuse", a-t-il conclu
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