Un Républicain de Guingamp
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Une soirée de perdue !

Nous avons regardé hier soir le soi-disant "débat" télé qui opposait les 6 candidats à la primaire socialiste… Voila quelques heures inutilement gâchées pour rien…

On nous promettait un débat d'idées, des propositions construites, on allait voir ce que l'on allait voir…

Nous avons vu … un bouquet de roses fanées.

 

Entre les images de Nicolas Sarkozy face au peuple libyen acclamant la France et le débat navrant des prétendants socialistes, entre le chef de l’Etat et l’état du PS, le fossé est immense : pas de stature internationale, pas d’incarnation de l’autorité, pas de cohérence pour l’avenir, pas de projet crédible, pas d’espérance pour les Français, pas de cap pour la France.

 

La belle unité de façade que les candidats PS voulaient afficher -qui n’avait pour fil conducteur que l’antisarkozysme primaire- n’aura pas tenue la durée de la première soirée qui leur était dédiée.

Malgré un format sur mesure et des précautions infinies, les tensions ont fini par ressurgir, notamment entre les favoris, à la fin de l'émission, sur des sujets graves comme la gestion de la dette ou l’avenir du nucléaire.

 

On regrettera le manque de vision et de perspective émanant des prétendants socialistes

Aux termes de six laborieux exposés, six monologues égocentriques de près de deux heures, nous n'avons vu aucune proposition de réformes structurelles sur la formation des jeunes, sur le marché de l'emploi et sur la compétitivité de notre pays, sur l'éducation, sur le collège unique, sur la sécurité, sur les collectivités, sur la sécurité sociale…

Nous n'avons rien entendu de courageux. C'est vraiment beaucoup de temps de parole pour aucune proposition sérieuse.

 

En revanche, quelle surenchère de propositions démagogiques ! Sur l'embauche de fonctionnaires dans l'éducation, témoignant de la compétition interne pour s'arroger les voix d'une catégorie de Français dont ils estiment encore qu'ils sont propriétaires, ainsi que sur la dépénalisation du cannabis, sujet reflétant les préoccupations des caciques de la rue de Solferino, bien éloignées de celles des Français. Il s'agissait, là-dessus, comme sur le nucléaire de mobiliser l'électorat vert plus de s'adresser à l'ensemble des Français.

 

Les Français, justement, ont acquis à l’issue de cette soirée une seule certitude : les socialistes ne sont pas prêts pour gouverner la France, ils ne sont pas prêts à présider aux destinées des Français, car la gauche française a démontré une fois de plus son manque collectif de crédibilité et de responsabilité.

 

Seul Manuel Valls semble avoir pris conscience de la crise économique dans laquelle le monde est plongé. A coté de lui, François Hollande, constamment dans une politique de l'autruche ou de l'esquive, nous a rappelé ses 10 ans passés à la tête du PS, décennie durant laquelle aucune alternative crédible n'avait émergé. Quant à Martine Aubry, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, ils ont multiplié les promesses coûteuses, démagogiques et irréalisables qui ne trompent plus les Français.

 

Cette primaire aura eu le mérite de montrer aux Français à quel point le parti socialiste est déconnecté des réalités de notre monde, promettant une explosion de la dépense et de la dette publique à force de surenchères électoralistes. Tout cela conduit immanquablement à des hausses d’impôts.

 

Comme le disait Thierry Mariani, France 2 nous a offert un plateau de téléréalité sans saveur entre «qui va dépenser des millions», «le maillon faible» et «défaite story».

Si ce barnum doit aboutir à une candidature unique et un programme unique… Bon courage!

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