2 Février 2022
Présente dans l’émission "La matinale", sur Cnews, Valérie Pécresse a fustigé l’attitude du gouvernement français concernant la problématique au Mali. La candidate a proposé de retirer les troupes françaises de ce pays africain.
«Qu’est-ce que l’ambassadeur du Mali fait encore en France ? Le Mali vient d’expulser l’ambassadeur français. Nous avons payé le prix du sang au Mali», a pesté l’ancienne ministre.
Elle a dépeint avec regret la situation problématique de l’armée française au Mali. «Nous avons une junte malienne au pouvoir, qui ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues, qui empêche nos interventions, qui fait appel à des mercenaires russes, les faisant venir en violation de tous les accords avec la France et qui tient un discours anti-France», a-t-elle détaillé.
Valérie Pécresse a fortement critiqué Emmanuel Macron comparant sa politique économique au «village Potemkine». «Vous savez ce sont ces faux villages qu'on mettait (en avant) pour faire croire que tout allait bien en Russie alors qu'en réalité derrière tout était fragile», a-t-elle raillé.
Si elle a salué le rebond de la croissance français (7%) succédant à la récession liée à la crise économique du Covid-19 (8%), elle n'a pas manqué de tempérer cette réalité : «Notre croissance est financée par nos importations, alors que les Allemands, les Belges et les Italiens exportent massivement», a-t-elle expliqué. Et de conclure : «la réindustrialisation dont Emmanuel Macron parle, c'est malheureusement un leurre ».
Selon le ministre des comptes publics Olivier Dussopt, le déficit public de la France devrait être «proche de 7 %» du produit intérieur brut (PIB) en 2021. La dette publique s'établit à 2834 milliards d'euros, soit 115,3% de son PIB d'après l'Insee.
Sur l’immigration aussi, Valérie Pécresse a critiqué le bilan d’Emmanuel Macron et a proposé d’instaurer des quotas migratoires à l’entrée en France.
«La question des frontières est absolument clé mais le bilan d’Emmanuel Macron en matière de politique migratoire, c’est une France passoire et une Europe passoire. Nous avons aujourd’hui 270.000 titres de séjour qui ont été délivrés l’année dernière, c’est quasiment un chiffre record».
La candidate a dressé un piètre bilan du mandat présidentiel en cours. « Aujourd’hui, il y a 600 millions de personnes qui rentrent et sortent de l'Europe chaque année. 20% d'entre elles ne sont jamais contrôlées.
Le sujet, c’est le contrôle et l’application vraie et efficace de Schengen, qui dit qu’on rentre par la porte d’entrée et là, on est contrôlé. Je ne vois pas d'autres solutions que de voter des quotas», a analysé l’ancienne ministre
Elle a défendu son projet d’installation de quotas pour réguler la problématique migratoire dans l’Hexagone. «Je ne vois pas d’autres solutions si on veut stopper l’immigration incontrôlée en France que de voter chaque année par pays et par type d’immigration de travail, familial et étudiante des quotas. J’ajoute même que ce sera quota 0 pour les pays qui refusent de reprendre leurs clandestins».