16 Juillet 2026
Le commissaire européen responsable du Budget et de l'administration publique a dévoilé au personnel de la Commission européenne de premières pistes de réforme de l'institution.
Dans le document de près de 400 pages, la Commission met en avant un certain nombre de thèmes pour lesquels des recommandations sont proposées.
Celles-ci émanent de quinze groupes de travail ("workstreams") qui proposent des solutions pour "mieux faire les choses à la Commission", comme l'a résumé une source impliquée dans ces travaux.
Le premier chapitre est par exemple consacré aux "objectifs et valeurs" de la Commission. Les auteurs avancent par exemple quatre recommandations spécifiques :
Outre des objectifs et des valeurs, les différents thèmes explorés sont les suivants :
Les propositions les plus sensibles concernent les directions générales. Dans cette section, plusieurs recommandations sont mises en avant.
Il s'agirait d'abord "d'adapter la structure de la Commission à de nouvelles réalités".
Plus concrètement, les auteurs proposent de créer plusieurs "familles" de DG, avec un "policy DGs pole" qui se pencherait sur des missions communes (et éminemment politiques),
un deuxième pôle dédié à la programmation et à la mise en œuvre,
et enfin, un troisième pôle consacré aux fonctions centrales et de soutien, responsable avant tout de la coopération entre les DG.
L'idée globale est de faciliter cette coopération et cette coordination entre les différentes DG de la Commission.
Les auteurs plaident également en faveur d'une "capacité de mise en œuvre et de programmation cohérente dans le cadre du nouveau cadre financier pluriannuel (CFP)" et réfléchissent en termes de "missions" allouées aux DG : "Afin d'optimiser la mise en œuvre grâce à une coopération renforcée, d'éviter les doublons et de permettre une flexibilité dans l'affectation du personnel, les activités des DG pourraient être réorganisées autour d'un nombre limité de missions politiques cohérentes et bien définies".
De manière plus générale, il faut que la Commission puisse gagner en "agilité", en se dotant par exemple de fonctions dites "fix it", qui, en cas de crise, pourraient opérer plus rapidement et plus facilement qu'actuellement.
Dans tous les cas, il faut qu'une éventuelle transformation dans l'organisation des DG suive "une approche centrée sur l'humain".
Certaines thématiques ne sont pas abordées dans ce rapport, comme
La dernière grande refonte de l'organisation de la Commission remonte à 2001, avec la réforme dite "Kinnock".
S'ouvre maintenant, sur base de ces différentes pistes, une réflexion entre l'équipe qui dirige cet exercice de réforme à grande échelle ("large-scale review") et le personnel de la Commission.
Rien ne dit que ces premières idées seront strictement conservées. Beaucoup peuvent encore d'être remaniées. L'objectif affiché est de pouvoir présenter une nouvelle version du rapport à la présidente de la Commission européenne d'ici à la fin de l'année.