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Un Républicain de Guingamp

Site de Philippe LE ROUX, ancien Délégué de la quatrième circonscription des Cotes-d'Armor et Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP, Conseiller politique du président de la République, chargé des grands projets de l'UMP

La France fixe son nouveau cap climatique avec la troisième Stratégie nationale bas-carbone

Publié le 16 Juillet 2026 par Philippe LE ROUX - ancien Délégué de la Circonscription in Action présidentielle et gouvernementale

Le gouvernement a présenté hier la version définitive de la troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3).

Instauré après l'accord de Paris et révisé tous les cinq ans, ce document constitue la feuille de route de la France pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre. Elle définit les grandes orientations de la politique climatique française jusqu'en 2050. Cette troisième édition avait fait l'objet d'un premier projet publié en décembre, avant une phase de "préparation" et de "concertation" avec les acteurs économiques, les différentes instances concernées et le public. Elle doit désormais être entérinée par la publication d'un décret, qui donnera une valeur réglementaire aux nouveaux budgets carbone. Le ministère de la Transition écologique a indiqué que ce texte devrait être signé "dans les prochains jours", soit "d'ici à la fin de la semaine".

L'objectif reste lui inchangé : l'atteinte de la neutralité carbone en 2050, en "réduisant au maximum nos émissions et équilibrer celles qui restent" grâce aux puits de carbone. A plus court terme, la France vise une baisse de "50 % de nos émissions sur le territoire français" d'ici 2030 par rapport à 1990, ce qui suppose un rythme moyen de réduction de "-5 % par an".

Pour la ministre de la Transition écologique, "la première résolution face au changement climatique reste la baisse des émissions (…) Année après année, nous avons mis au point des technologies efficaces et accessibles pour apprendre à nous déplacer, à nous chauffer et à produire en nous passant progressivement des énergies fossiles. L'enjeu est désormais d'en accélérer le déploiement".

La trajectoire implique un effort financier considérable. Le document parle de +80 milliards d'euros d'investissements bruts additionnels par rapport à 2024 concernant les besoins annuels pour atteindre ces objectifs. Le gouvernement met en avant un retour économique potentiel, rappelant que la facture énergétique française s'élevait à 57,8 milliards d'euros en 2024, essentiellement en raison des importations d'énergies fossiles. L'électrification est ainsi présentée comme un levier de souveraineté, susceptible de permettre d'"économiser 22 à 39 milliards d'euros d'importations fossiles d'ici 2030". A l'inverse, le document estime que le "coût de l'inaction climatique" pourrait amputer le PIB de "8,5 points" à l'horizon 2050.

La SNBC 3 fixe également des objectifs sectoriels. Dans l'industrie, les émissions devront "baisser de 70 % d'ici 2030" puis de "96 % d'ici 2050" par rapport à 1990.

Les transports, qui représentaient 34 % des émissions nationales en 2024, devront atteindre une situation de "quasi-neutralité" en 2050, avec notamment un objectif de "66 % de voitures électriques neuves dans les ventes en 2030".

Dans le bâtiment, l'État entend "éradiquer les passoires énergétiques à l'horizon 2035-2040" grâce à un rythme de 700 000 rénovations performantes par an. Le texte introduit par ailleurs un objectif inédit en faisant de la France le "premier pays à fixer un objectif chiffré pour réduire son empreinte carbone", en intégrant les émissions liées aux biens importés.

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