25 Juillet 2026
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La Commission européenne a infligé hier deux amendes à Google d'un montant cumulé de 890 millions d'euros pour non-respect de la législation de l'UE sur les marchés numériques ("Digital markets act", ou DMA).
L'exécutif européen reproche au géant américain de favoriser systématiquement ses propres services dans les résultats de son moteur de recherche Google Search, au détriment de la concurrence. Qu'il s'agisse d'achats, de choix d'hôtels, de transports ou de sports par exemple, Google accorde systématiquement un traitement préférentiel à ses propres services : ceux-là sont affichés plus haut sur la page des résultats, ou bénéficient de visuels et autres filtres plus attractifs que pour les autres résultats. Pour ce manquement-ci, Google a écopé d'une amende de 460 millions d'euros.
La Commission reproche par ailleurs à Google d'avoir restreint la possibilité pour les développeurs d'applications de proposer des offres moins chères dans la boutique d'applications Google Play. "Les meilleurs produits devraient réussir parce qu'ils sont meilleurs, pas parce qu'ils appartiennent à l'entreprise qui gère le moteur de recherche", a indiqué Mme Teresa RIBERA, vice-présidente exécutive responsable d'une transition propre, juste et compétitive. Pour ce manquement-là, Google a écopé d'une sanction de 430 millions d'euros.
L'enquête de Bruxelles avait été lancée en mars 2024. Google a maintenant 60 jours pour se conformer au DMA, et ainsi rétablir une concurrence loyale sur le marché numérique. "Ces décisions envoient un message clair : nous n'hésiterons pas à utiliser nos outils pour sauvegarder les opportunités commerciales et d'innovation ouvertes par le DMA", a indiqué Mme Henna VIRKKUNEN, vice-présidente exécutive de la Commission responsable de la Souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie.
Le directeur général du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) Augustin REYNA rappelle à Google que l'entreprise doit "présenter sans délai à la Commission des solutions conformes aux règles européennes sur les marchés numériques". Et si ce n'est pas le cas, "la Commission ne doit pas hésiter à imposer des sanctions encore plus sévères car à défaut, ce sont les consommateurs et les autres entreprises actives sur les marchés numériques qui continueront à payer le prix du comportement illégal de Google".