20 Août 2026
Ne pas vouloir améliorer le service public de la justice, et donc des services d’enquête, n’est pas à la hauteur de la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
Le monde dans lequel nous évoluons est celui où l’on commente un « courrier » qu’on n’a pas vu… Je le regrette pour le sérieux du débat public.
D’autant plus que personne n’a créé autant d’effectifs aux policiers et aux gendarmes (plus de 8 000 !), donné autant de moyens, sous l’autorité du Président de la République, et s’est intéressé autant à la protection des mineurs que lors de mon passage à l’Intérieur voilà deux ans (création du premier office spécialisé pour protéger les mineurs - OFMIN -, doublement des effectifs de la brigade des mineurs de la préfecture de police, augmentation de 30 % des salles Mélanie et spécialisées sur le territoire). Je sais le travail extrêmement difficile et courageux des enquêteurs et la crise de la filière investigation. Je sais aussi la difficulté des magistrats et des services d’enquête à travailler ensemble dans un contexte de grandes tensions où la numérisation de la justice est en retard.
Voici donc, pour que nulle fake news n’existe, le courrier que j’ai adressé au ministre de l’Intérieur avec lequel j’ai longuement échangé en toute confiance. S’ensuit une revue des points de friction entre magistrats et services enquêteurs du point de vue des procureurs généraux que j’ai réunis individuellement tout l’été. Le principe est de les confronter à ce que disent les services enquêteurs eux-mêmes dans leurs difficultés de travail, s’il y en a avec les magistrats, afin d’améliorer le travail collectif.
Chacun doit améliorer son process de travail, à la justice comme dans les forces de l’ordre, en regardant la réalité en face.