20 Août 2026
La présidente de la Commission Ursula von der LEYEN et le président du Conseil européen Antonio COSTA ont "fermement" apporté hier leur soutien à la présidente de la Cour pénale internationale (CPI), la japonaise Tomoko AKANE, après les sanctions prises contre elle par les Etats-Unis, estimant qu'elle devait "être capable d'agir en toute indépendance et sans pression extérieure".
L'Allemagne a aussi affirmé qu'il était d'une "importance centrale de défendre et de protéger la CPI en tant qu'institution indépendante".
Le Japon, principal contributeur au financement de la Cour et proche allié des Etats-Unis, a déploré de son côté des mesures "très regrettables".
"Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les Etats-Unis à l'encontre de la présidente de la Cour pénale internationale et d'un membre du parquet doivent être levées", a demandé le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU sur Twitter.
Le Haut-Commissaire "Volker Turk réitère ses appels aux Etats pour qu'ils défendent les institutions qu'ils ont créées afin de faire respecter et de défendre les droits humains et l'Etat de droit – et pour qu'ils protègent les personnels judiciaires visés par de telles représailles".
Ces sanctions constituent une réponse implicite à la décision prise en 2024 par la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, proche allié de Donald Trump, en raison de crimes commis au cours de la guerre à Gaza.