Un Républicain de Guingamp
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Quelles pistes pour l'excellence universitaire ?

La commission d'enquête sénatoriale sur l'excellence universitaire a présenté ce matin les conclusions de six mois de travaux. 

Tout commence en janvier 2026, quand le groupe Les Républicains active un droit dont dispose chaque groupe parlementaire une fois par an : le "droit de tirage", qui permet d'imposer la création d'une commission d'enquête. LR pointe alors "une impasse qui appelle une réforme de fond" dans le système universitaire français.

Pendant six mois, la commission auditionne, collecte des chiffres, interroge présidents d'université et responsables ministériels. Le rapport final, déposé le 7 septembre, dresse un constat sombre : échec massif des étudiants en licence, perte d'attractivité internationale, place modeste dans la compétition scientifique mondiale. Un chiffre illustre ce constat mieux qu'un long discours : 17% des étudiants inscrits en licence viennent d'un bac professionnel ou technologique, mais leur taux de réussite à l'université avoisine seulement 5%.

De ce diagnostic découlent dix recommandations, dont trois concentrent toute l'attention.

La première s'attaque à un totem : le droit d'accès automatique à l'université pour tout titulaire du baccalauréat. Aujourd'hui, le bac fonctionne comme "le premier grade de l'enseignement supérieur", ouvrant de droit les portes de la licence. Le rapport propose de transformer ce droit en simple condition d'inscription, ce qui reviendrait à introduire une forme de sélection à l'entrée. Le rapporteur illustre cette dérive par une formule : des étudiants en STAPS demandant une option équitation sans être jamais montés sur un cheval.

La deuxième recommandation touche au portefeuille : multiplier par cinq les droits d'inscription en licence. Le raisonnement s'appuie sur un écart devenu difficile à justifier : un étudiant coûte en moyenne 12 250 euros par an à la collectivité, pour une inscription fixée à 178 euros. Une nuance tout de même : ces frais ne représentent que 2,7% du budget des universités. Autrement dit, même multipliés par cinq, ils ne régleraient pas à eux seuls la crise de financement du système.

La troisième proposition vise les étudiants internationaux, avec l'idée de réguler leur accueil en favorisant certains territoires plutôt que d'autres, dans une logique d'aménagement plutôt que de libre choix.

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