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Au sommet UE/Arctique, douze pays veulent « un rôle stratégique et plus proactif »

Réunis à Rovaniemi (Finlande), douze pays (France, Grèce, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède, Allemagne, Danemark, Estonie) ont appelé l'UE à accroître sa présence dans l'Arctique, où se mêlent menaces russes et velléités américaines. Antonio Costa a insisté : « ce qui se passe ici n'est pas une affaire régionale, c'est une question européenne ». Sept mois après la troisième menace de Trump de s'emparer du Groenland, les tensions sont retombées, mais les Européens veulent renforcer leur empreinte. Aucune décision n'a été prise ; la Commission doit présenter une nouvelle stratégie arctique dans les semaines à venir. Merz veut compléter l'action de l'Otan, Kaja Kallas souligne que la région se réchauffe près de quatre fois plus vite que la moyenne mondiale et plaide, avec Merz et le Finlandais Petteri Orpo, pour l'acquisition de brise-glaces. La Chine et la Corée du Sud ont testé en août la route maritime du Nord.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen se dit prudemment optimiste sur le groupe de travail Groenland-Danemark-États-Unis, alors que Washington voudrait trois nouvelles bases dans le sud du Groenland en plus de Pituffik. La Finlande rejoint par ailleurs la dissuasion nucléaire « avancée » proposée par la France, dixième partenaire européen, avec un groupe de pilotage nucléaire à venir ; le président Stubb précise que le parapluie américain reste le principal et qu'aucune arme nucléaire ne sera stationnée en Finlande en temps de paix. L'Estonie est « en discussion ».

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