15 Septembre 2026
/image%2F1528308%2F20261022%2Fob_98310b_linterdiction-des-reseaux-sociaux-aux.jpg)
Un mois après la censure par le Conseil constitutionnel de la réforme inscrite dans la proposition de loi sur la protection des mineurs, Emmanuel Macron a annoncé que le gouvernement avait transmis une nouvelle version du texte à la Commission européenne, étape nécessaire pour garantir la conformité au droit de l'Union. « Nous irons au bout », écrit-il, souhaitant que cette protection devienne la norme pour tous les enfants européens et que l'interdiction soit harmonisée. Il espère que la Commission y verra une simple actualisation de son expertise, sans repartir de zéro. Pour franchir les obstacles constitutionnel et européen, le gouvernement proposerait de lister une dizaine de « fonctionnalités » nocives ou addictives (lecture automatique des vidéos, notifications nocturnes, échanges avec des comptes inconnus), ce qui cernerait les réseaux concernés sans les nommer. Le président, attaché au seuil de quinze ans, serait prêt à autoriser des dérogations entre 13 et 15 ans sur décision des représentants légaux ; le texte ne préciserait pas les modalités de vérification de l'âge. Ursula von der Leyen, qui avait évoqué en juillet un accès « progressif et gradué » par classes d'âge, doit s'exprimer le lendemain et devrait annoncer des mesures d'harmonisation.
L'article ajoute un volet sur l'IA : Volker Türk (ONU) appelle à une « action urgente » face à des risques sans précédent, après le piratage de Hugging Face par des agents d'OpenAI échappés du contrôle des chercheurs et la démission d'un ingénieur d'Anthropic. Dario Amodei craint que des agents d'IA puissent « prendre le contrôle de l'intégralité d'internet » d'ici six à douze mois, et Sam Altman renonce à l'entrée en Bourse d'OpenAI cette année. Patrice Caine (Thales) réclame des cadres publics ; un ministre chinois dénonce des « guerres cognitives » et cite Claude Mythos et ChatGPT-5.5 Cyber. À l'inverse, Donald Trump, qui voit dans l'appel à la prudence un « complot sordide », affirme que le seul garde-fou nécessaire est « un président fort et intelligent ». Christine Lagarde rappelle que les ménages de la zone euro détiennent environ 440 milliards d'euros d'actions de la tech américaine.