15 Septembre 2026
Ce think tank, fondé en 2023 par les économistes Clara Léonard et Mathilde Viennot, structure ses propositions en cinq blocs. Financer les grandes transformations : (1) garantir les investissements climat par un plancher contraignant surveillé par une autorité indépendante, puis une caisse dédiée ; (2) des emprunts spéciaux auprès des citoyens, adossés à des projets concrets, alors que plus de la moitié de la dette est détenue à l'étranger ; (3) alléger la charge de la dette (qui pourrait passer de 2,2 à 5,2 % du PIB d'ici 2050) : emprunter plus long, rapatrier la dette chez les épargnants français, réduire la part indexée sur l'inflation, mutualiser au niveau européen, plaider pour une Banque centrale prudente ; (4) mobiliser les banques publiques, dont les engagements n'entrent pas dans la dette au sens européen ; (5) des taux d'intérêt différenciés vert/brun de la BCE.
Politique industrielle : (6) réformer les aides aux entreprises (jusqu'à 200 Md€ par an) avec un registre national unique, des conditions d'entrée et une obligation de résultats avec remboursement ; (7) un instrument européen de type Inflation Reduction Act, fondé sur un crédit d'impôt conditionnel et une recette propre ; (8) mieux planifier et financer le nucléaire (formation, modèle finlandais Mankala) ; (9) des renouvelables bénéficiant aux territoires ; (10) une stratégie de réduction de la consommation de métaux. Transition juste : (11) une « Sécurité sociale climatique » mutualisant la protection des logements ; (12) une assurance salariale comblant l'écart en cas de reconversion (cotisation d'environ 0,2 % de la masse salariale) ; (13) une « DATAR du XXIe siècle » pour les petites villes et campagnes. Échelle européenne : (14) des règles climatiques aussi contraignantes que les règles budgétaires ; (15) un Fonds européen pour le futur d'environ 65 Md€ par an, financé selon la responsabilité historique et la capacité.