27 Août 2026
Ouvrant à Roland-Garros la Rencontre des Entrepreneurs de France, consacrée au « courage », le président du Medef Patrick Martin a pris pour cibles des « baudruches » qu'il attribue sans les nommer à LFI, aux Écologistes et au PCF. La France n'est pas « ultra libérale » : elle détient le record des prélèvements et de la dépense publique, « et pourtant, ça ne marche pas ». Il refuse tout alourdissement des prélèvements, alors que la surtaxe d'IS sur les grands groupes devrait être reconduite en 2027. Il rejette la taxe Zucman et ses avatars comme un « hold-up intellectuel et politique » qui détourne du problème de la dépense publique, et défend le pacte Dutreil.
Sur les aides publiques aux entreprises, objet d'une commission d'enquête du Sénat et d'une mission du Haut-Commissariat au Plan, il récuse le terme : ces « aides » compenseraient partiellement des politiques mal conçues, à commencer par les 35 heures, et il s'inquiète pour le crédit d'impôt recherche. Il dénonce aussi les peurs autour de la capitalisation (le PER existe) et de la TVA sociale, proposition phare du Medef, et le « déni » sur le chômage des jeunes, sujet de son livre « Génération empêchée » (17 septembre).