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Commission parlementaire Libye: principaux points

Principaux points du rapport de la commission d'enquête parlementaire sur la libération des soignants bulgares, présenté mardi oralement par son rapporteur Axel Poniatowski. Le rapport doit être publié "tout début février".

 

-          Le bouleversant" témoignage des cinq infirmières et du médecin a montré l'immense souffrance qui fut la leur. Ils n'ont pas eu droit à la justice la plus élémentaire et ont subi des violences et des tortures d'une grande cruauté.

-          Cécilia Sarkozy s'est entretenue à plusieurs reprises en tête-à-tête avec le colonel Kadhafi. Son intervention a été tout à fait décisive. Fallait-il la convoquer ? La majorité n'a pas souhaité tomber dans le sensationnalisme, s'estimant complètement et correctement informée par les témoignages recueillis.

-          C'est la stratégie initiée par l'UE qui a permis de débloquer petit à petit la situation: plan d'action pour Benghazi (hôpital et aide aux enfants malades) fin 2004, puis création du fonds international destiné à l'indemnisation des familles.

-          L'indemnisation constituait la voie d'accès au pardon indispensable pour commuer la peine de mort.

 

  • Le 15 juillet le fonds emprunte 460 millions de dollars avancés par la Libye.
  • Le président de la République par son engagement personnel a débloqué le dossier. Le soir même de son élection il a souhaité cette libération.
  • 10 mai 2007: Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée) reçoit le chef des services de renseignements libyens qui indique que selon Kadhafi la France pourrait jouer un rôle particulier.
  • 10 juillet: M. Guéant reçoit un appel l'invitant à Tripoli. Voyage fixé au 12 juillet. M. Sarkozy dit: ce serait une bonne idée que Cécilia vous accompagne. L'UE pas associée à ce voyage.
  • 22 juillet: deuxième voyage de Mme Sarkozy, M. Guéant et Benita Ferrero-Waldner (commissaire européen). Lors d'un tête à tête avec Kadhafi Mme Sarkozy obtient l'accord de principe pour la libération. Soirée du 23 juillet: les occidentaux menacent de repartir, les otages arrivent à l'aéroport à 06H00 du matin le 24 juillet. Départ pour Sofia.
  • 25 juillet: M. Sarkozy à Tripoli. Les contrats et accords signés à cette occasion n'ont pas constitué une contrepartie. C'est alors qu'est conclu le principe de la visite de Kadhafi à Paris. 

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    La libération des soignants est due à trois éléments: l'indemnisation des familles, la promesse d'un accord UE-Libye, la volonté libyenne de reprendre des relations bilatérales avec la France.
    -          La commission n'a pu faire la lumière sur le rôle du Qatar. L'hypothèse d'un versement du Qatar au fonds libyen ne peut être complètement écartée.
  • -          Elle regrette que les responsables politiques bulgares et libyens, le représentant du Qatar, l'ex-premier ministre britannique Tony Blair, Frank-Walter Steinmeier, chef de la diplomatie allemande, n'aient pas répondu aux invitations adressées.

La commission fait cinq propositions:

-          Mécanisme d'alerte et d'assistance de l'UE en cas de prise d'otage.

-          La Libye doit réhabiliter les soignants bulgares

-          Indemnisation des soignants

-          Appel aux contributions financières pour les enfants contaminés

-          Reprise d'une coopération scientifique de haut niveau notamment dans le domaine médical.

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