Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

Publicité

Nicolas Sarkozy met l'esclavage au programme des écoliers

A l'occasion de la Journée nationale de commémoration de l'abolition de l'esclavage, hier, le chef de l'Etat a appelé à regarder "de façon lucide et apaisée" l'histoire de la traite des Noirs. Il veut qu'elle soit enseignée en primaire dès la prochaine rentrée.

L'Histoire de l'esclavage sera enseignée aux enfants à partir de la prochaine rentrée scolaire. Nicolas Sarkozy, qui participait hier pour la première fois à la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a promis que cette période serait introduite dans les programmes du primaire. Et il a demandé que les collégiens et lycéens étudient l'œuvre du poète martiniquais Aimé Césaire, disparu le mois dernier. Une annonce plébiscitée par les associations de Français d'outre-mer : la loi de mai 2001 sur la traite négrière et l'esclavage prévoyait bien que les programmes scolaires accordent à ce sujet une place « conséquente », mais elle est restée lettre morte.

 

Il faut que "nos enfants puissent comprendre ce qu'a été l'esclavage" car c'est "l'histoire de tous les Français", a justifié un Nicolas Sarkozy très solennel lors de la cérémonie dans les jardins du Luxembourg, près du Sénat. Le Président a évoqué la" tragédie" de l'esclavage, "blessure profonde qui pèse encore sur nos consciences".

Gros succès dans le public venu très nombreux. "Le fait qu'il dise aussi solennellement et aussi fortement que c'est l'histoire de France, c'est tout à fait satisfaisant", salue Christiane Taubira, députée radicale de gauche de Guyane. Même accueil favorable quelques kilomètres plus loin, dans le cortège de la Marche des libertés, où près de 5 000 personnes défilaient à l'appel du Cran (Conseil représentatif des associations noires). "C'est une bonne occasion pour la France d'assumer son histoire... et de reconnaître ses erreurs", s'enthousiasme un Martiniquaise francilienne dans le défilé.

Le Président de la République a aussi d'enterré la polémique sur la date de commémoration de l'esclavage. Jacques Chirac avait choisi le 10 mai. Une date boycottée depuis par une partie des associations, qui préféraient le 23 mai en souvenir de la marche qui avait réuni près de 40 000 Français ultramarins à Paris en 1998. Sarkozy a donc décidé que le 10 mai resterait  la journée officielle de commémoration de l'abolition, et le 23 mai deviendra celle à la mémoire des victimes de l'esclavage. Les territoires d'outre-mer pourront conserver leur propre date.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :