Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
4 Juin 2008
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a présenté mardi la session 2008 du baccalauréat, qui fête son bicentenaire et débute cette année le 16 juin, en apportant des précisions sur la réforme du lycée pour laquelle il a soumis un document aux syndicats.
En adressant ses "vœux de réussite" aux 615.625 candidats des baccalauréats général (53%), technologique (27%) et professionnel (20%), M. Darcos a qualifié le bac d'"institution" qui "incarne la démocratisation de l'accès au savoir" et il a assuré que "non", le bac ne serait pas supprimé.
Malgré "les péripéties incroyables" de l'histoire de France depuis 200 ans, "le bac a subsisté", sorte "d'image de la continuité de l'Etat", a-t-il ajouté.
Parmi les nouveautés de la session 2008 figure une nouvelle organisation des épreuves, dans 15 départements pilotes, pour que les lycéens de seconde et première continuent de travailler en juin: dates des conseils de classe reculées, surveillance des épreuves du bac par des non-enseignants, centres d'examens plus nombreux.
"Si, comme je le crois, ça marche", le dispositif sera "généralisé" en 2009, a promis M. Darcos.
Au lendemain d'un discours de Nicolas Sarkozy sur l'Education, dans lequel le chef de l'Etat a dressé les grands axes de la réforme du lycée qui doit aboutir en 2011, M. Darcos a apporté quelques précisions.
Sur la concertation d'abord: une "position commune" listant quinze "objectifs et principes directeurs" a été soumise par le ministre aux syndicats qui l'amendent actuellement. Il s'agit de "rechercher le consensus le plus fort du corps social" sur un "nouveau lycée", avant de poursuivre les discussions sur le contenu précis de la réforme.
Sur le bac ensuite: "le baccalauréat sera la conséquence de la réforme du lycée et pas l'inverse", a-t-il affirmé. "Nous allons réformer le lycée et nous verrons ensuite comment les épreuves terminales devront s'organiser".
Le ministre a également affirmé qu'il y aurait, "inévitablement", une "relecture des programmes, qui sont très chargés, qui sont même parfois étonnamment ambitieux".
Sans fixer à ce stade de nouveaux horaires, il a estimé que certains emplois du temps actuels (filières technologiques, bac général avec deux options) étaient "effarants".
M. Darcos a par ailleurs estimé que la "tripartition" actuelle -filières L (littéraire), ES (sciences économiques) et S (scientifique)- avait "du sens".
Quoi qu'il en soit, les travaux du recteur d'Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar, chargé depuis jeudi de l'élaboration de la réforme, devront permettre d'"y voir plus clair" fin 2008, a demandé le ministre (la nouvelle seconde devant être mise en place à la rentrée 2009). Un premier cadre de travail lui sera fourni le 10 juillet.
M. Darcos a rappelé les principaux points de la réforme: plus grande autonomie des élèves, meilleure orientation en vue de faire baisser l'échec en université, équilibre nouveau entre temps d'"instruction" et travail personnel accompagné, "parcours plus souples" (par exemple rattraper en première ce qui n'a pu être fait en seconde), "groupes de niveau" ou meilleure répartition des options sur le territoire.
Objectifs: faire baisser l'échec à l'université, faire "diminuer le taux de redoublement" (15% en seconde) et "donner plus d'autonomie aux établissements", en matière d'organisation et de pédagogie.