Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Obama premier noir à pouvoir prétendre à la Maison Blanche

Barack Obama a remporté mardi l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine de novembre, devenant ainsi le premier noir à avoir une chance de gagner la Maison Blanche.
"Cette nuit, après 54 difficiles consultations, notre saison de primaires arrive à son terme (...) Cette nuit, je peux dire devant vous que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis", a affirmé le sénateur de l'Illinois devant près de 40.000 partisans en délire rassemblés dans le palais des expositions de Saint Paul (Minnesota, nord).
"La route sera longue. Je fais face à ce défi avec une grande humilité et en connaissant mes propres limites. Mais je fais aussi face à ce défi avec une foi sans limite dans les capacités du peuple américain", a ajouté M. Obama.
Rendant un hommage appuyé à Mme Clinton, il a assuré que le parti démocrate serait uni en novembre. "La sénatrice Clinton a fait l'histoire dans cette campagne", a-t-il dit sous les applaudissements.
L'essentiel de son discours a été consacré à une attaque contre son adversaire républicain John McCain qu'il a accusé de vouloir poursuivre la politique de George W. Bush. "Il est temps de tourner la page des politiques du passé", a-t-il dit.
L'hypothèse que Mme Clinton devienne la candidate à la vice-présidence, au côté de M. Obama, a été évoquée lors d'une conférence téléphonique entre l'ex-Première dame et des parlementaires de New York.
Jamais une course à l'investiture n'avait été aussi longue dans le camp démocrate. M. Obama a présenté sa candidature il y a 16 mois. La première consultation s'est déroulée le 3 janvier. Les démocrates terminent leur course profondément divisés.
Par contraste, John McCain, 71 ans, est assuré d'être le candidat de son parti depuis début mars.
La décision officielle sur le choix du candidat qui affrontera M. McCain le 4 novembre reviendra à la convention démocrate qui se réunira à Denver (Colorado) du 25 au 28 août.

La victoire d'Obama à l'investiture démocrate saluée
dans le monde entier
Du Kenya à l'Espagne, du réalisateur de la "Guerre des étoiles" aux éditorialistes des grands journaux, le monde entier saluait la victoire du "candidat de l'avenir" Barack Obama à l'investiture démocrate américaine.
Sa victoire face à Hillary Clinton a été saluée jusque dans le petit village de Nyang'oma (ouest du Kenya) où des dizaines de personnes se sont rassemblées devant la maison de Sarah Obama pour fêter l'investiture de son petit-fils par alliance.
"J'ai été vraiment ravie d'apprendre qu'il avait remporté une grande victoire contre sa rivale", a déclaré Sarah Obama.
Réalisateur de la saga de "La guerre des étoiles" et créateur d'"Indiana Jones", le cinéaste américain George Lucas a souligné qu'"un héros est en train d'apparaître aux Etats-Unis aujourd'hui".
De son côté, la presse européenne a souligné l'exploit réalisé par le jeune sénateur face à l'ex première dame des Etats-Unis.
Clinton "partait avec un avantage sur tous les plans: les réseaux, l'argent, l'expérience, la notoriété", a relevé Le Figaro. Obama "avait pour lui des atouts plus fragiles: le charme, la nouveauté, la jeunesse et un air de changement".
"S'il parvient à surmonter une méfiance parfois nourrie de racisme, l'élection du 4 novembre devrait se résumer à un choix entre le candidat de l'avenir et celui du passé", a poursuivi le quotidien.
Pour Le Monde, cette victoire a "démontré que la démocratie américaine n'est pas vouée à être confisquée par une classe politique étroite, financée par des lobbies et pilotée par des experts de la communication".
Le Daily Mail souligne que "des millions d'Américains ont laissé des siècles de préjugés derrière eux en votant pour lui".
Pour The Independent, le sénateur de l'Illinois "porte les espoirs de millions de gens: pas seulement des millions d'électeurs américains noirs (...)", mais aussi des nombreux Américains qui veulent que leur pays ne fasse pas attention aux différences de couleur.
Résumant l'avis général de la presse britannique, le Guardian décrit la victoire d'Obama comme "un moment historique et d'espoir". "Il existe aujourd'hui une extraordinaire possibilité de voir l'Amérique élire un homme noir à la tête de l'Etat en novembre", écrit le quotidien.

et l'émotion s'empare
de l'Internet
Avec la victoire de Barack Obama dans la course à l'investiture, des centaines d'internautes ont déversé leur émotion pour exprimer leur fierté devant ce moment "historique".
"En tant que noir, j'ai le sentiment que c'est un moment de fierté pour l'Amérique. Maintenant, retournons au travail et gagnons l'élection générale!", a commenté Jay Spartan sur un blog du Washington Post.
"Je suis profondément ému", écrit hmsbirkenhead. "J'ai le sentiment d'avoir assisté à un moment historique, et que j'en fais partie, et je suis très, très fier".
Certains internautes font écho à Barack Obama lui même, qui a dit mercredi "penser à tous ceux qui ont dû abattre des barrières pour que je puisse passer cette porte", et s'est félicité que des enfants d'aujourd'hui "pensent que c'est normal, que bien sûr un Noir peut être candidat à la présidentielle, bien sûr une femme peut être candidate à la présidentielle".
CNN a posé la question à ses auditeurs: "quel est le message adressé au monde quand le parti démocrate se choisit un Noir pour président?"
"Cela dit que les Américains recommencent à avancer. Nous nous disputons toujours, mais c'est un énorme pas en avant que de désigner un Afro-Américain", a répondu Collin.
L'essayiste pro-Obama Andrew Sullivan, qui tient un blog sur le site du magazine Atlantic, a collectionné quelques témoignages émouvants: "Demain j'irai au cimetière noir près de Chicago où mes arrière-grand-parents, mes grands-parents, oncles, tantes, amis, voisins, père et mère sont enterrés. Et je leur dirai qu'ils avaient raison, que si on étudie fort, si on travaille dur, si on garde la foi, qu'on se bat pour la justice, qu'on prie, ce jour viendrait. Il est venu".
Et encore: "mon grand-père de 86 ans, ancien combattant de la Deuxième guerre mondiale, vient de m'appeler. Il a appelé tous ses petits enfants pour qu'ils sachent à quel point c'est une soirée importante dans l'histoire de notre pays (...) Beaucoup de gens, surtout parmi les jeunes qui ont soutenu Obama, ne se rendront jamais complètement compte de ce qui est arrivé ce soir, (...) c'était la deuxième fois en 33 ans que je l'ai entendu pleurer".

Clinton soutiendra la candidature
d'Obama
Hillary Clinton annoncera samedi son soutien à la candidature de Barack Obama à la course à la Maison Blanche, a indiqué son équipe de campagne dans un communiqué.
"La sénatrice Hillary Clinton présidera une soirée à Washington pour remercier ses partisans et exprimer son soutien au sénateur Obama et à l'unité du parti", a annoncé son équipe de campagne newyorkaise dans un communiqué.
Les médias américains avaient rapporté mercredi que Hillary Clinton annoncerait vendredi son retrait de la course à la Maison Blanche et reconnaîtrait la victoire de son rival dans la bataille pour l'investiture démocrate.

Le discours de victoire de Barack
Obama
"Ce soir, je peux me dresser devant vous et dire que je serai le candidat démocrate pour la présidence des Etats-Unis.
(...) Hillary Clinton a fait l'Histoire dans cette campagne, pas seulement parce qu'elle est une femme qui a accompli ce qu'aucune femme n'avait accompli avant, mais parce qu'elle est un leader qui inspire des millions d'Américains par sa force, son courage, et son engagement envers les causes qui nous ont amenés ici.
(...) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l'honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton.
(...) Dans quelques petits mois, le parti républicain va arriver à Saint Paul avec un programme très différent: ils vont venir nommer John McCain, un homme qui a héroïquement servi ce pays. Je rends hommage à ces états de service, même s'il choisit de nier les miens. Mes différends avec lui ne sont pas personnels, ils portent sur les politiques qu'il défend dans cette campagne.
(...) Il y a beaucoup de mots pour décrire la tentative de John McCain de faire passer pour pluraliste et nouvelle son adhésion aux politiques de George W. Bush - mais le changement n'en fait pas partie.
Le changement, c'est une politique étrangère qui ne commence et ne finit pas avec une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée ni livrée. Je ne vais pas prétendre qu'il reste beaucoup de bonnes options en Irak, mais ce qui n'est pas une option, c'est de laisser nos militaires dans ce pays pour les 100 ans à venir (...)
Le changement, c'est reconnaître que répondre aux menaces d'aujourd'hui n'exige pas seulement notre puissance de feu, mais le pouvoir de notre diplomatie - une diplomatie dure, directe, où le président américain n'a pas peur de laisser savoir aux dictateurs mesquins où en est l'Amérique et ce qu'elle défend. Nous devons retrouver le courage et la conviction de mener le monde libre. C'est l'héritage de Roosevelt, et Truman, et Kennedy.
(...) Le changement, c'est construire une économie qui ne récompense pas seulement la richesse, mais le travail et les travailleurs qui l'ont créée
(...) Ce que vous ne méritez pas, c'est une (campagne) électorale dominée par la peur, les sous-entendus et les clivages. Ce que vous n'entendrez pas dans cette (équipe de) campagne et ce parti c'est le genre de politique qui utilise la religion comme un facteur de division, et le patriotisme comme une matraque - qui voit nos adversaires non comme des concurrents, mais comme des ennemis à diaboliser. Parce que nous pouvons bien nous appeler démocrates ou républicains, nous sommes américains avant tout. Nous sommes toujours américains avant tout.
(...) Dans notre pays, j'ai appris que la coopération arrive non parce que nous sommes d'accord sur tout, mais parce que derrière toutes les fausses étiquettes et fausses divisions et les catégories qui nous définissent, au-delà des disputes mesquines à Washington, les Américains sont des gens bien, généreux, pleins de compassion, unis par des difficultés communes et des espoirs communs.
(...) Amérique, ceci est notre moment, ceci est notre heure, le temps de tourner la page sur les politiques du passé, le temps d'apporter une nouvelle énergie et de nouvelles idées pour les difficultés auxquelles nous faisons face, le temps d'offrir un nouveau cap au pays que nous aimons.
Le voyage sera difficile, la route sera longue, j'affronte ce défi avec une profonde humilité, et conscient de mes limites, mais aussi avec une foi sans borne dans les capacités du peuple américain.
(...) Merci, que Dieu vous bénisse, Minnesota, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d'Amérique".

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