Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
15 Septembre 2008
Nicolas Sarkozy a profité de la visite du pape Benoît XVI en France pour réaffirmer ses convictions controversées sur la place de la religion dans la société, évoquant les "racines chrétiennes de la France" et défendant une "laïcité positive".
Voici les principaux extraits du discours prononcé vendredi par le chef de l'Etat en recevant le souverain pontife à l'Elysée:
- "Aussi est-il légitime pour la démocratie et respectueux de la laïcité de dialoguer avec les religions. Celles-ci, et notamment la religion chrétienne avec laquelle nous partageons une longue histoire, ce sont des patrimoines vivants de réflexion et de pensée, pas seulement sur Dieu, mais aussi sur l'homme, sur la société, et même sur cette préoccupation aujourd'hui centrale qu'est la nature et la défense de l'environnement. Ce serait une folie de nous en priver, tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée".
- "C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive, une laïcité qui respecte, une laïcité qui rassemble, une laïcité qui dialogue, et pas une laïcité qui exclut ou qui dénonce".
"En cette époque où le doute, le repli sur soi, mettent nos démocraties au défi de répondre aux problèmes de notre temps, la laïcité positive offre à nos consciences la possibilité d'échanger, par-delà les croyances et les rites, sur le sens que nous voulons donner à nos existences, la quête de sens".
- "J'ai souvent eu l'occasion de parler des racines chrétiennes de la France, cela ne nous empêche pas de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres. Mais cette diversité que nous considérons (...) comme une richesse, nous voulons que d'autres pays dans le monde la respectent".
- "Je sais l'importance des religions pour répondre au besoin d'espérance des hommes et je ne méprise pas ce besoin d'espérance. La quête de spiritualité n'est pas un danger pour la démocratie, et ce n'est pas un danger pour la laïcité".