Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

Publicité

Les principaux points du discours du président sud-africain démissionnaire

Le président sud-africain Thabo Mbeki, poussé vers la porte par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), a annoncé dimanche sa démission dans une allocution radiotélévisée, dont voici les principaux points :
DEMISSION
"Aujourd'hui, j'ai écrit à la présidente de l'Assemblée nationale, l'honorable camarade Baleka Mbete, pour lui remettre ma démission de la haute position de président de la République d'Afrique du Sud, avec effet à une date qui sera déterminée par l'Assemblée nationale.
J'ai été un membre loyal du Congrès national africain pendant 52 ans. Je reste un membre de l'ANC et c'est pourquoi je respecte sa décision."
INDEPENDANCE DE LA JUSTICE
"Nous avons constamment agi pour respecter et défendre l'indépendance de la justice. (...)
Je tiens à redire que nous n'avons jamais (...) porté atteinte au droit des services du procureur général de décider qui ils souhaitent poursuivre ou ne pas poursuivre. Cela s'applique également à la question douloureuse des poursuites contre le président de l'ANC, camarade Jacob Zuma.
Il est très malheureux que des suggestions gratuites aient été faites, dans le but de nuire à l'intégrité de ceux qui ont eu le privilège de servir dans l'exécutif du pays".
ECONOMIE
"Dès 1994, nous avons lancé des politiques et des programmes conçus pour tirer le peuple d'Afrique du Sud du marais de la pauvreté et construire un pays stable, développé et prospère (...)
Nous avons transformé notre économie et abouti à la plus longue période de croissance continue qu'ait jamais enregistré notre pays".
PAUVRETE
"Malgré ces avancées économiques (...), les fruits de ces résultats positifs ne sont toujours pas partagés complètement et équitablement. Une pauvreté abjecte coexiste toujours avec une extraordinaire opulence".
CRIMINALITE
"Nous avons également oeuvré sans relâche pour combattre la criminalité, les défis de la corruption et pour faire en sorte que notre peuple vive en sécurité.
Nous devons reconnaître que les défis à relever restent nombreux dans ce domaine. Le travail devra se poursuivre pour renforcer et améliorer le système judiciaire (...) et lutter contre la criminalité et la corruption".
AFRIQUE
"Nous avons consacré du temps et des ressources à la renaissance de l'Afrique (...).
Je tiens à remercier mes compatriotes, hommes et femmes, qui nous ont permis de contribuer à la résolution de conflits et au renforcement de la démocratie dans un certain nombre de pays, incluant le royaume du Lesotho, la République démocratique du Congo, le Burundi, la Cote d'Ivoire, les Comores, le Zimbabwe et le Soudan.
L'Afrique doit être libre, nos pays individuellement et collectivement doivent être démocratiques, développés et prospères et l'Afrique doit s'unir (...). L'Afrique et les Africains n'ont pas à être les damnés de la terre".
SUCCESSION
"Je suis convaincu que le prochain gouvernement améliorera le travail que nous avons fait au cours des 14 dernières années de telle sorte que la pauvreté, le sous-développement, l'analphabétisme, la criminalité, les problèmes de santé et de corruption cessent de définir tant de vies parmi notre population".
EPREUVE
"Les plaintes et le découragement n'ont jamais battu l'adversité. Les temps difficiles nécessitent du courage et de l'endurance. Notre force est mise à l'épreuve quand les temps sont durs. On ne devrait jamais se plaindre quand le temps est mauvais ni être triomphaliste quand le soleil brille".

Les ministres démissionnaires
La vice-présidente et dix ministres sud-africains, dont celui des Finances Trevor Manuel, très apprécié des investisseurs internationaux, ont démissionné dans le sillage du chef de l'Etat Thabo Mbeki, a annoncé mardi la présidence dans un communiqué.
"Le président Thabo Mbeki a reçu à cette date les lettres de démission des membres suivants du gouvernement, qu'il a dû accepter avec regret", indique la présidence en publiant la liste suivante :

1. La vice-présidente (Phumzile Mlambo-Ngcuka)
2. Le ministre de la Défense, (Mosiuoa Lekota)
3. Le ministre des Finances (Trevor Manuel)
4. Le ministre à la présidence (Essop Pahad)
5. Le ministre de l'Intelligence (Ronnie Kasrils)
6. Le ministre des services correctionnels (Ngcude Balfour)
7. Le ministre des entreprises publiques (Alec Erwin)
8. Le ministre des Sciences et technologies (Mosibudi Mangena)
9. Le ministre des Travaux publics (Thoko Didiza)
10. Le ministre des Collectivités territoriales (Sydney Mufamadi, négociateur en chef dans la crise zimbabwéenne)
11. La ministre des services publiques et de l'Administration (Geraldine Fraser-Moleketi)

Les ministres adjoints suivants ont également démissionné:
1. Le ministre adjoint des Affaires étrangères (Aziz Pahad)
2. Le ministre adjoint des Finances (Jabu Moleketi)
3. Le ministre adjoint des services correctionnels (Loretta Jacobus)

"Leurs démissions seront effectives à partir du jour où la démission du président prendra effet", ajoute la présidence, soit le jeudi 25 septembre.
"Tous les ministres ont indiqué leur disponibilité pour aider le nouveau gouvernement dans la passation de pouvoir et pour fournir toute assistance qui leur serait demandée", précise-t-elle.
Le président Mbeki, en fonction depuis 1999, a été poussé à la démission par le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC). Mardi, l'Assemblée nationale a entériné son départ.
Le ministre des Finances Trevor Manuel est "disponible pour toute fonction" dans le nouveau gouvernement, a déclaré à l'AFP sa porte-parole peu après l'annonce de sa démission.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :