Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
16 Octobre 2008
Les élections prud'homales, qui auront lieu le 3 décembre, servent à désigner les conseillers prud'homaux chargés de juger les litiges entre salariés et employeurs, mais sont aussi l'occasion pour les syndicats de mesurer, tous les cinq ans, leur crédit dans le monde du travail.
Initialement prévu en 2007, année des élections présidentielle et législatives, le scrutin a été décalé à 2008 pour éviter d'organiser trop de consultations la même année.
La réforme de la carte judiciaire de juin a réduit le nombre de conseil de prud'hommes de 271 à 210 et le nombre de conseillers de 14.610 à 14.494.
Ces conseils, créés en 1806 et généralisés en 1979, sont chargés de régler les litiges individuels liés au contrat de travail (congés payés, salaires, primes, licenciement individuel...) entre salariés et employeurs.
Les conseillers prud'homaux ne sont pas des magistrats professionnels. Ce sont des salariés et des chefs d'entreprise, qui ont suivi une formation juridique et sont dédommagés pour le temps passé à siéger.
Ils sont élus par listes, souvent syndicales, réparties en cinq sections qui correspondent aux secteurs d'activité: agriculture, industrie, commerce, encadrement et activités diverses. Chacune de ces sections est divisée entre deux collèges, "salariés" et "employeurs".
Chez les salariés, en 2002, la CGT était arrivé en tête toutes sections confondues, avec 32,1% des voix (-0,9 point par rapport à 1997), devant la CFDT (25,2%, -0,14 pt), Force Ouvrière (18,3%, -2,25 pts), la CFTC (9,7%, +2,2 pts), la CFE-CGC (7%, +1,1 pt), l'Unsa (5%, +4,3 pts), Solidaires -dont les syndicats Sud- (1,5%, +1,2 pt) et les listes diverses (1,3%, -5,1 pts).
Ces élections donnent toutefois lieu à une abstention croissante depuis le premier scrutin en 1979, de 34% (1979) à 67,3% (2002).
"Les prud'hommes, c'est un peu comme l'hôpital", illustre le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly: "Quand vous n'êtes pas malade vous ne voulez pas en entendre parler, même si vous voulez qu'il existe. Les prud'hommes c'est pareil, tant que vous n'avez pas de problèmes dans votre boîte, vous ne voulez pas trop en entendre parler, et pourtant il faut que ça existe".