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La "sécurité sociale professionnelle", une idée syndicale contre la précarité

La "sécurité sociale professionnelle", que le président Sarkozy veut promouvoir pour venir en aide aux salariés touchés par la crise, est née à l'origine d'une volonté syndicale de mieux protéger les salariés face à la montée de la précarité de l'emploi.

L'idée, déjà défendue par Jacques Chirac, n'est pas nouvelle. L'expression a été inventée par la CGT et le concept est apparu dans les années 90 avec la crise de l'emploi, les parcours professionnels de plus en plus discontinus et la multiplication des emplois précaires (CDD, intérim, etc.).

Pour les syndicats, cette "sécurisation" ou "garantie des parcours professionnels" consiste à permettre aux salariés de conserver leurs droits (à la formation, la protection sociale, etc.) en cas de rupture du contrat de travail.

Le concept est déjà appliqué dans certains pays du nord de l'Europe, comme le Danemark, en contrepartie d'une flexibilité accrue du travail au bénéfice de l'employeur, sous le vocable de "flexisécurité".

Nicolas Sarkozy avait inscrit la "sécurité sociale professionnelle" dans son programme de campagne électorale. Trois mois après son élection, en juillet 2007, le président Sarkozy avait donc chargé la ministre de l'Emploi Christine Lagarde d'instaurer d'ici 2008 une sécurité sociale professionnelle.

En janvier 2008, les partenaires sociaux ont de fait conclu un accord qui introduit une rupture "à l'amiable" du contrat à durée indéterminée (CDI), mais donne aux salariés la possibilité de conserver certains droits à la formation (DIF) ou la santé, quels que soient les aléas de leur vie professionnelle.

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