Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
11 Novembre 2008
Voici les principaux points du discours de Nicolas Sarkozy, mardi à Douaumont (Meuse), dans lequel, pour la première fois, le chef de l'Etat a inclus les fusillés de 14-18 dans l'hommage national aux morts de la Grande Guerre:
COLONIAUX
La France "n'oubliera jamais le sang versé" par "les tirailleurs venus d'Afrique du Nord, d'Afrique Noire, de Madagascar, d'Indochine".
ETRANGERS
La France "n'oubliera jamais les soldats anglais, écossais, irlandais qui se battirent sur son sol comme ils se seraient battus sur le sol de leur propre patrie", les "soldats américains, canadiens, australiens, néo-zélandais, indiens tombés si loin de leur pays", les "italiens, belges, luxembourgeois, portugais, grecs, serbes, monténégrins, roumains, russes qui se sont battus à ses côtés".
HOMMAGE
"Le temps est venu d'honorer tous les morts, sans exception".
MITTERRAND-KOHL
Ici, "un jour un président de la République française a mis fraternellement sa main dans la main d'un chancelier d'Allemagne".
INHUMANITE
Cette guerre "fut la première qui menaça à ce point l'idée même d'humanité".
DER DES DERS
"Les héros" revenus des champs de bataille "avaient voulu que ce fût la dernière des guerres. Ils ne furent pas entendus. Pour que l'on comprenne enfin ce qu'ils avaient voulu dire, il fallut une tragédie pire encore, dont les fils avaient été secrètement tissés par les souffrances de la Grande Guerre".
SURSAUT
"La construction de l'Europe, la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, l'Organisation des Nations Unies, après tant de drames, après tant de folies meurtrières et totalitaires, sont les plus belles traductions" du "sursaut de la conscience" après les guerres mondiales.
JEUNESSE ET PAIX:
En "venant se recueillir sur ces tombeaux", la jeunesse "saura que le combat pour la paix est le plus beau combat de l'homme et qu'il n'est jamais gagné".
CEUX DONT ON A TROP EXIGE
"Je penserai aussi à ceux qui n'ont pas tenu, à ceux qui n'ont pas résisté à la pression trop forte, à l'horreur trop grande et qui un jour, après tant de courage, tant d'héroïsme, sont restés paralysés au moment de monter à l'assaut", ces "hommes dont on avait trop exigé, qu'on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre et qui un jour n'ont plus eu la force de se battre".
FUSILLES
"Cette guerre totale excluait toute indulgence, toute faiblesse. Mais 90 ans après (...), je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s'étaient pas déshonorés, n'avaient pas été des lâches, mais que simplement, ils étaient allés jusqu'à l'extrême limite de leurs forces".
Ils "furent aussi les victimes d'une fatalité qui dévora tant d'hommes qui n'étaient pas préparés à une telle épreuve. Mais qui aurait pu être préparé à une telle épreuve?"
PATERNITE
"Tous ces pères, quel que soit l'uniforme sous lequel ils ont combattu, le drapeau qu'ils ont défendu, nous leur devons le respect et nous nous devons de nous souvenir d'eux, parce qu'ils sont nos pères à tous".