Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
1 Avril 2009
Les négociations sur le nucléaire nord-coréen, actuellement dans l'impasse alors que Pyongyang a annoncé le tir controversé d'un "satellite" début avril, visent à faire renoncer le régime communiste à ses ambitions atomiques en échange d'une importante aide énergétique.
Ces laborieuses discussions à six pays (deux Corées, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie) sous l'égide de Pékin ont débuté en août 2003 pour résoudre la crise provoquée par la décision de Pyongyang, fin 2002, de reprendre son programme nucléaire en violation d'un accord conclu avec les Etats-Unis douze ans plus tôt.
La Corée du Nord est entrée le 9 octobre 2006 dans le cercle restreint des puissances atomiques militaires en procédant à un test nucléaire, bafouant un engagement passé en septembre 2005 avec ses partenaires de négociation par lequel elle acceptait d'abandonner ses visées nucléaires.
Un accord a finalement été arraché le 13 février 2007 sur l'engagement du Nord à désactiver puis démanteler ses installations atomiques contre une aide d'un million de tonnes équivalent-pétrole, vitale pour ce pays de 23 millions d'habitants souffrant de pénuries chroniques.
Le processus semblait bien engagé depuis la désactivation du site de Yongbyon, en juillet 2007, et la démolition de sa tour de refroidissement en juin 2008.
Mais les tractations achoppent depuis plusieurs mois sur les modalités de vérification de la dénucléarisation.
Les autorités américaines exigent que Pyongyang accepte un mécanisme complet de vérification, avec notamment le prélèvement d'échantillons sur ses sites nucléaires. Mais les Nord-Coréens ont affirmé que le processus ne prévoyait que des visites d'experts internationaux, la consultation de documents et des entretiens avec des techniciens nord-coréens.