Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

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Intervention de Nicolas Sarkozy sur Europe 1 ce matin

OTAN: la France ne réintègrera pas le comité des plans nucléaires

La France "ne participera pas (au comité de l'OTAN) qui concerne le(s plans) nucléaires" après son retour dans le commandement intégré de l'Alliance atlantique, a déclaré mercredi le président Nicolas Sarkozy sur Europe 1.

"Il y a 40 comités à l'Otan. La France était membre de 38 comités. Avec la décision que nous prenons, nous remontons dans le 39ème, nous ne participerons pas au 40 ème qui concerne le nucléaire", a souligné M. Sarkozy à trois jours du sommet le l'Alliance à Strasbourg/Kehl/Baden Baden, où la France doit concrétiser son retour dans le commandement intégré.

L'exécutif a toujours souligné que le retour dans le commandement intégré ne remettait pas en cause l'indépendance de la force de dissuasion française, mais n'avait pas encore explicitement indiqué que la France resterait en dehors du Groupe des plans nucléaire (GPN).

La France n'a jamais fait partie du GPN, créé après son retrait de 1966 du commandement intégré.

 

"pas de renforts militaires" français en Afghanistan

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il n'y aurait "pas de renforts militaires" français en Afghanistan mais que la France aiderait "à la construction d'une gendarmerie afghane".

Selon lui, "on ne peut pas partir d'Afghanistan comme ça. D'abord, parce qu'il y a un combat qui se mène contre Al Qaïda et on ne va pas laisser ce malheureux pays martyrisé (entre ses) mains".

"En même temps, nous ne sommes pas une force d'occupation d'Afghanistan. Il faut donc afghaniser. C'est la raison pour laquelle nous aiderons à la construction d'une gendarmerie afghane, mais s'agissant des renforts militaires, la France a fait son devoir. Nous n'enverrons pas d'autres renforts", a-t-il insisté.

Interrogé sur le renfort de 150 gendarmes en Afghanistan, annoncé mardi par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, le chef de l'Etat n'a fait aucun commentaire.

 

 

Sarkozy se veut un "ami debout" des Etats-Unis

A la veille du sommet du G20 à Londres où le Président de la République rencontrera Barack Obama, Nicolas Sarkozy s'est décrit  comme un "ami des Etats-Unis", mais "un ami debout".

"Que le président des Etats-Unis défende les intérêts des Etats-Unis, c'est assez naturel", a-t-il observé, interrogé par Europe 1 sur l'idée d'"America first".

"Je suis un ami des Etats-Unis, mais un ami debout", a lancé le président français. "Je suis pour une alliance avec les Etats-Unis. Ils sont venus nous aider au XXème siècle par deux fois dans des conditions extraordinairement difficiles", a-t-il rappelé.

"Il y a une dizaine de pays en Europe qui n'écoutaient plus la France parce qu'ils avaient le sentiment que la France était en opposition systématique avec les Etats-Unis", a poursuivi le chef de l'Etat". "Réglez ce problème d'opposition systématique qui n'a pas lieu d'être, et cette dizaine de pays notamment en Europe de l'Est se retrouvent dans le discours de la France".

"Si la France veut fédérer autour d'elle en Europe, elle doit se poser, comme elle l'est naturellement dans son histoire, général de Gaulle compris, comme un allié et un ami des Etats-Unis", a-t-il insisté.

"Le combat que je mène pour le sommet du G20 montre bien qu'on peut être un ami, mais un ami indépendant", a encore dit M. Sarkozy.

 

Les projets sur la table ne conviennent ni à Paris ni à Berlin

Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il ne "s'associerait pas" à un sommet" du G20 conclu par "des faux compromis", assurant qu'il "faut que de nouvelles règles se mettent en place", que "des règles claires soient posées sur un certain nombre de sujets", a insisté le président concernant le système économique et financier. Il a ajouté que les projets de déclaration actuellement sur la table pour le sommet du G20 jeudi à Londres ne convenaient pour l'heure "ni à la France ni à l'Allemagne".

Il a précisé qu'à l'issue des dernières tractations entre conseillers sur le communiqué final, "aucun accord n'est stabilisé".

Il a toutefois souligné que les négociations se poursuivaient, indiquant que les sherpas des différents chefs d'Etat avaient "travaillé toute la nuit" à "l'élaboration d'un communiqué" et poursuivraient leurs discussions jusqu'à l'ouverture du sommet jeudi.

Interrogé sur la possibilité de claquer la porte d'un sommet qui n'irait à ses yeux pas assez loin, il a toutefois estimé que "la politique de la chaise vide marquerait un échec" du sommet du G20, assurant qu'il "ne veut pas croire".

Parmi les points sur lesquels Paris veut des progrès, M. Sarkozy a notamment évoqué la question des paradis fiscaux.

 

Sur les paradis fiscaux, "il faut des faits"

Le président Nicolas Sarkozy a estimé que sur la question des paradis fiscaux, il fallait "des faits" au sommet du G20, jugeant qu'il "serait parfaitement inacceptable que des décisions concrètes ne soient pas mises en œuvre dans les jours" qui suivront la réunion de Londres.

"Nous voulons très clairement qu'on précise ce qu'est un paradis fiscal, qu'il y ait une ou plusieurs listes de places financières qui ne coopèrent pas au regard des critères de l'OCDE, et qu'on en tire les conséquences", a détaillé M. Sarkozy.

Parmi les pays "aujourd'hui moins enthousiastes pour engager la régulation sur les paradis fiscaux", il a cité la Chine, dont "il faut encore expertiser la position exacte".

"La position traditionnelle anglo-saxonne était une position de relative tolérance", a-t-il ajouté. "J'ai vu le texte qu'a publié Barack Obama qui stigmatise les paradis fiscaux, j'ai approuvé le texte du président des Etats-Unis, je lui ai dit (...) mais maintenant il faut des faits", a indiqué M. Sarkozy.

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