10 Septembre 2009
Les deux premières conventions permettant à une association de rependre des auxiliaires de vie scolaire (AVS) en fin de contrat ont été signées cette semaine en Haute-Normandie.
L'Union régionale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Urapei) de Haute-Normandie a signé ces deux conventions de reprise d'AVS et emplois vie scolaire (EVS) dont les contrats arrivent à échéance.
Ces conventions, "les deux premières à être signées en France", vont permettre de prolonger l'activité de "20 à 30 AVS dans l'Eure et deux AVS dans l'immédiat, une trentaine ensuite, en Seine-Maritime", explique Michel-Edouard Doucet, président de l'Urapei de Haute-Normandie, affiliée à l'Unapei.
"Une cinquantaine de contrats arriveront ensuite à échéance en fin d'année sur les deux départements", précise-t-il.
Selon lui, la Haute-Normandie compte actuellement 500 à 600 AVS/EVS. Au niveau national, 5.000 AVS ont vu leur contrat aidé arriver à terme dans l'été.
Pour organiser la continuité du suivi des enfants handicapés à l'école, l'Etat a fait voter en juillet un amendement qui prévoit la possibilité pour une association de reprendre ces personnels, en réponse à un besoin particulier d'une famille, rappelle M. Doucet.
Cet amendement a été conforté par une convention cadre signée le 1er septembre par le ministre de l'Education Luc Chatel et trois associations, dont l'Unapei.
A ceux qui estiment que l'Etat "se défausse" ainsi sur les associations, M. Doucet répond qu'"il faut être pragmatique": les contrats aidés des AVS, créés il y a six ans, "étaient dès le départ tordus, et aujourd'hui on ne peut pas abandonner les enfants". Il dit "croire en la parole de l'Etat" qui s'est engagé à assurer le financement des emplois repris par les associations.