Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République
10 Septembre 2009
La médecine du travail, objet d'une négociation patronat-syndicat commencée en janvier et qui devrait s'achever demain vendredi 11 septembre, suit 15,3 millions de salariés de l'industrie et du commerce, et compte plus de 6.500 médecins et 10.500 personnels non médicaux.
Instituée par une loi de 1946 dans les entreprises, elle bénéficie à tous les salariés, et vise à "éviter toute altération de leur santé au travail".
Elle s'exerce au sein de 943 services de santé au travail, organisés soit en services autonomes (659) au sein d'une entreprise qui rémunère directement le personnel soignant, soit au sein de services interentreprises (284), qui sont des associations financées par les cotisations des employeurs. Ces services interentreprises suivent 80% des salariés.
Le médecin du travail est salarié de l'employeur ou du service interentreprises, mais avec un statut particulier. Il doit agir "dans l'intérêt exclusif de la santé et de la sécurité des travailleurs".
La médecine du travail est obligatoirement organisée sur le plan matériel et financier par les employeurs, mais sous la surveillance des représentants du personnel et le contrôle des ministères de l'Emploi et du Travail.
Un décret de 2004 impose que les salariés soient représentés dans les conseils d'administration des services de santé au travail (un tiers) aux côtés des patrons (deux tiers).
Le médecin du travail est chargé de la protection de la santé du salarié, et apprécie lors de l'embauche, puis périodiquement, si celui-ci est "apte", physiquement et mentalement, à exercer son activité.
Il est aussi "conseiller de l'employeur" en ce qui concerne l'amélioration des conditions de travail: adaptation des postes, hygiène, entretien des lieux, prévention.
Dans un service de santé au travail, un médecin ne peut suivre plus de 450 entreprises (dans les services interentreprises), ni plus de 3.300 salariés, ni plus de 3.200 examens médicaux effectués en une année.
Il est parfois reproché à cette médecine de n'avoir pas toujours su détecter les risques de santé au travail, comme en atteste le drame de l'amiante, où deux médecins du travail ont été mis en examen, soupçonnés de n'avoir pas suffisamment alerté sur les dangers cancérogènes de l'amiante.