Un Républicain de Guingamp

Site d'information de Philippe Le Roux Ancien cadre local et national du RPR, de l'UMP et de LR Délégué de la Circonscription de Guingamp Conseiller auprès du Directeur général de l'UMP et Conseiller politique du Président de la République

Publicité

Les Forces françaises au Gabon: un millier d'hommes

Les Forces françaises au Gabon (FFG), dont quelques dizaines d'hommes ont été déployés jeudi à Port-Gentil pour protéger le consulat de France incendié, comptent un millier de militaires, stationnés pour la plupart à Libreville.

L'une des missions premières de ces forces, commandées actuellement par le général Bernard Commins, est de veiller à la sécurité des quelque 12.000 ressortissants français installés au Gabon, s'ils venaient à être menacés.

La présence des FFG au Gabon est régie par des accords de défense conclus le jour même de la proclamation d'indépendance de l'ancienne colonie française, le 17 août 1960.

Les FFG, basées sur le camp de Gaulle, non loin de l'aéroport de Libreville, forment l'une des quatre bases militaires françaises permanentes en Afrique, avec Dakar, Djibouti et La Réunion.

L'essentiel des effectifs des FFG proviennent du 6e bataillon d'infanterie de marine (6e BIMa).

Quant à leur détachement aérien, stationné à l'aéroport de Libreville lui-même, il compte quatre hélicoptères de transport (Cougar) et de liaison (Fennec) ainsi que de deux Transall C160.

Les FFG constituent ainsi, selon l'état-major des armées, un réservoir de forces "prépositionnées" qui maintiennent en alerte des moyens susceptibles d'être déployés en Afrique de l'ouest et centrale.

Ainsi, en février 2008, alors qu'une offensive rebelle avait atteint N'Djamena, les FFG avaient prêté main forte au "dispositif Epervier" maintenu par la France au Tchad pour évacuer des centaines de ressortissants étrangers pris au piège dans la capitale tchadienne.

En temps normal, les FFG assurent également l'entraînement des forces armées gabonaises et des missions "de coopération militaire" avec les pays d'Afrique centrale.

Le Livre blanc sur la Défense, signé par le président Nicolas Sarkozy et publié au printemps 2008, préconisait de réduire les implantations permanentes française en Afrique à "deux pôles (...), un pour chaque façade, atlantique et orientale".

Un choix devait ainsi être opéré entre les bases de Libreville et Dakar mais celui-ci n'est toujours pas intervenu.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :